Le Réunionnais Stephen Boyer est à 23 ans un des piliers de l’équipe de France de volley-ball qui dispute actuellement l’Euro à Paris. Lors des quarts de finales, Stephen s’est fait remarquer par sa combativité et sa domination face à l’Italien Ivan Zaytsev.

Avec 25 points en trois sets, dont neuf aces, Stéphen Boyer est crédité d’une performance remarquable qui permet à l’équipe de France d’accéder en demi-finale de son Euro. Mardi à Nantes face à l’équipe d’Italie, Stephen Boyer a dominé la légende, Ivan Zaytsev, qui fini crédité de deux points.

Comme l’explique Silvano Prandi, son coach à Chaumont : “Stéphen a un grand caractère, il n’a peur de rien. Dans les moments de grande pression et décisifs, il veut être un joueur important. C’est le plus grand talent physique en général que j’ai vu dans ma carrière d’entraîneur de haut niveau. Si sa tête peut accompagner sa croissance, il peut devenir l’un des tout meilleurs joueurs au monde“. 

Après trois ans à Chaumont où il a été sacré champion de France en 2017, sa saison à Vérone, en Italie, lui a fait passer un cap sur un poste d’attaquant principal. “On a les deux pointus (avec Jean Patry, 22 ans) les plus jeunes de l’Euro. Kurek, MVP l’an dernier (champion du monde avec la Pologne) a 31 ans, Atanasijevic, un autre pointu mythique, 29 ans. C’est normal que Stéphen ait des irrégularités, on travaille sur ça. Mais, appréciait le sélectionneur après la qualification, c’est incroyable comme depuis un mois, un mois et demi, il est à l’écoute, il essaye de gérer son service. Tout le monde est patient avec lui. On a aussi retravaillé sa course d’élan, son attaque et son bras. Il s’ouvre tout doucement et quand on le voit sourire, c’est magnifique” explique Laurent Tillie, le sélectionneur de l’équipe de France.

De nature réservée, Stéphen Boyer est volontiers comparé à Daniel Narcisse. Ils ont en commun une détente verticale impressionnante. Pour autant, Stéphen Boyer reste humble et préfère mettre l’équipe en avant : “C’est le travail qui paye. Je me sentais bien, j’avais la confiance des autres. On a tous fait notre travail, on est 14, 14 dangers, c’est notre force. Mais on n’a pas fait la moitié du chemin. Alors que la France affronte la Serbie demain vendredi à Bercy, C’est tout un pays qui est derrière cette belle équipe qui renverse tout sur leur chemin.” 

Photos Pierre Marchal

 

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