Les 10e Jeux des Iles de l’océan Indien se déroulent du 19 au 28 juillet à l’île Maurice. Le club Réunion était présenté samedi à la Villa du Département. L’occasion de faire le point avec Véronique Lagourgue, responsable de la délégation Réunion.

Elle remplissait les mêmes fonctions il y a quatre ans, lorsque La Réunion accueillait la 9e édition des Jeux des Iles. Véronique Lagourgue, présidente de la ligue de canoë-kayak, secrétaire général du comité olympique et sportif local, est à nouveau cheffe de délégation du club Réunion. A l’occasion de la présentation à la Villa du Département de quelque deux cents athlètes péi – ils seront près du double à l’île Maurice, car beaucoup sont en préparation hors département, comme le football ou le rugby – la dirigeante chevronnée nous dresse l’état des lieux.

  • Mme Lagourgue, quatre ans plus tard, vous êtes à nouveau responsable de la délégation Réunion, qui se rend cette fois à l’île Maurice. Comment définiriez-vous ce nouveau contexte ?
  • C’est totalement différent. Il y a quatre ans, nous organisions les Jeux. Cette fois, nous nous déplaçons et devons gérer moins de paramètres. L’avantage, c’est que je connais très bien mes interlocuteurs, ils ont très peu changé en quatre ans. Un exemple : Natacha Bénard, qui était à mes côtés il y a quatre ans, entraîne le judo à Maurice. Les rapports avec les Mauriciens sont plus faciles, ça facilite les choses. Quand quelque chose ne va pas, on se parle franchement, sans détour.
  • Quel est l’objectif du club R ?
  • Hier soir [vendredi soir, ndlr], nous avions une réunion de travail et je disais que notre objectif était de perdre les Jeux (rires). Non, plus sérieusement, si nous n’avions pas pour objectif de ramener la victoire, je ne vois pas très pourquoi nous allons à Maurice. D’autant que nous sommes attendus comme l’équipe à battre. Pour les Mauriciens, battre La Réunion revêt une valeur particulière, plus que toute autre compétition. Nous sommes attendus, nous le savons.

S’appuyer sur les points forts

  • Etes-vous prêt à affronter cette adversité ?
  • Cela ne fait qu’un an et demi que nous sommes sûrs d’aller aux Jeux. Rappelez-vous, nous les avons quittés, c’est une réalité et nous y sommes revenus. Madagascar et Maurice se préparent depuis plus longtemps que nous. Nous avions eu raison de ne pas y aller dans un premier temps. Mais ce retard ne doit pas nous être préjudiciable, car les ligues et comités savent faire, même si nous avons rencontré ensuite des difficultés financières. Beaucoup de sportifs réunionnais participent aux championnats de France, voire des épreuves plus importantes encore. Ils sont prêts.
  • Les Réunionnais pourront-ils s’appuyer sur leurs points forts habituels, comme la natation ?
  • Il existe un fort rajeunissement dans beaucoup de disciplines. Mais la natation reste un de nos points forts. Franck Schott m’a assuré que les nageuses et nageurs sont prêts et quand Franck Schott affirme cela, c’est qu’il possède des éléments pour l’affirmer. Les Malgaches et les Mauriciens sont prêts, mais je suis persuadée que nous assisterons à des surprises.
  • Vous avez évoqué la phase incertaine où, pour des questions réglementaires, La Réunion s’était retirée des Jeux. Tous les athlètes, notamment mauriciens, sont-ils « dans les clous » ?
  • Il existe des questions juridiques, notamment concernant le fait d’avoir déjà joué pour une sélection nationale d’un autre pays. Mais ce n’est pas mon domaine, chacun sa tâche. Mme Cathala, MM. Pépin et Grimaud sont parfaitement positionnés pour répondre à ces questions. Certes, je n’ai pas un palmarès de sportif de haut niveau, mais mon passé de dirigeante et d’entraîneure plaide pour moi. De plus je suis très bien entourée avec Alain Descorsier chef de mission, Jacky Lebon, responsable hommes et Nelly Ramassamy, au palmarès international, responsable femmes. Mon souci, c’est que les Réunionnais soient placés dans les meilleures conditions à leur hôtel (ndlr : Revenala Attitude à Balaclava), qu’ils aient les meilleurs soins, que les transports soient au top, que la nourriture soit bonne… Bref, mon regard est tourné vers l’intérieur du club Réunion, vers son bien-être pou qu’il performe le mieux possible.

Textes : Jean Baptiste Cadet
Photos : Pierre Marchal

 

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Installé à la Réunion depuis 28 ans. Après avoir exercé onze ans comme journaliste au Quotidien de la Réunion, puis fondateur d’une agence photographique MozaikImages regroupant 95 auteurs dans l’océan Indien mais aussi au Japon et en Australie, Pierre Marchal a opté en 2005 pour une activité free lance lui permettant de se consacrer à son sujet de prédilection : l’être humain.

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