L’étiquette « exotique » jadis accolée à l’escrime 974 fait aujourd’hui partie du passé. A l’instant T, ils sont une grosse dizaine de jeunes tireurs péi à peupler les rangs des différentes structures d’élite éparpillées aux six coins de l’Hexagone. Parmi eux, Grégory Bon, El Habib Abdou, ou encore Kelly Lusinier font partie des espoirs les plus prometteurs.


Formé au Bourbon Escrime Club, sous la férule de Maître Armougom, puis de Maître Pautrat, Grégory Bon n’a pas mis longtemps à se faire remarquer dans l’Hexagone. Dès sa première représentation « lot koté la mer », le marmay a frappé un grand coup en s’immisçant sur le podium lors de la Fête des Jeunes, le grand rendez-vous national pour la catégorie minimes. Une performance que seuls quelques-uns de ses illustres prédécesseurs, comme Julien Hibon ou encore Cédric Loiseau, étaient parvenus à réaliser avant lui.
Après cet exploit en majuscule, le longiligne oiseau du Bec (1,95 m) a pris son envol au plus haut niveau en rejoignant le nid des meilleurs épéistes français, au pôle de Reims (Marne), qui est durablement devenu sa résidence secondaire. Sa « plus forte émotion sportive à ce jour », il l’a ressentie il y a peu, en accusant réception de sa première sélection en équipe de France seniors, dans le cadre des championnats d’Europe à Minsk.
Depuis cet instant, le grand fan de Michael Jordan, qu’il admire notamment pour sa soif de victoires, n’a plus qu’un objectif en tête : les Jeux Olympiques dans la ville Lumière, en 2024. Et un rêve qui dépasse tous les autres :

« Gagner les JO devant ma famille à Paris ».

Une performance que son modèle absolu à l’épée, Jean-Michel Luçenay, avait réalisée à Rio, il y a 3 ans, quand les mousquetaires tricolores étaient montés sur le toit de l’Olympe lors de l’épreuve par équipes. La voie est toute tracée.

LES AUTRES ESPOIRS 974

  • Mathilde DIJOUX (Tampon/Wattignies, Fleuret D)
  • Marion ROUSSEAU (Tampon/Bordeaux, Fleuret D)
  • Jules GÉRAUD (Espadon/Tarbes/Sabre H)
  • Jérémie CUSTINE (Masque de Fer/Tarbes, Sabre H)
  • Maël DENAUX (Buse/Bordeaux, Epée H)
  • Raphaël HOAREAU-BERKANI (Buse/Lyon, Epée H)

Texte: Etienne Grondin
Photo: Pierre Marchal

   Envoyer l'article en PDF   
Article précédentVincent CLAIN photographe | La passion de l’automobile
Article suivant3 questions à Richard THOMARAT
Installé à la Réunion depuis 28 ans. Après avoir exercé onze ans comme journaliste au Quotidien de la Réunion, puis fondateur d’une agence photographique MozaikImages regroupant 95 auteurs dans l’océan Indien mais aussi au Japon et en Australie, Pierre Marchal a opté en 2005 pour une activité free lance lui permettant de se consacrer à son sujet de prédilection : l’être humain.

LAISSER UNE RÉPONSE

S'il vous plaît entrer votre commentaire!
Veuillez entrez votre nom ici