« Le stress est mon moteur »

Valentin Rivasseau a tout d’un champion. Sous ses allures de jeune garçon posé et discret, se cache un tempérament de gagneur, un compétiteur à la rage de vaincre. Portrait.

A 14 ans, Valentin Rivasseau a décroché le titre de champion de France des moins de 18 ans en Roller free style. Battant ses concurrents âgés de plus de quatre ans. En totalisant le maximum de points lors de quatre contest en métropole à Strasbourg, Lyon, Marseille et Canet en Roussillon. Il se hisse ainsi comme l’un des prétendants sur de futures compétitions internationales. Initié à l’âge de six ans par son père coach sportif, le jeune garçon est entre de bonnes mains. Et s’il vient d’intégrer la team d’Ekwalis, ce n’est pas par hasard. Sa détermination, son optimisme ont convaincu les dirigeants du club de la Possession.

Venu au roller par le surf, Valentin s’entraîne trois à quatre fois par semaine sur les rampes de Champ-Fleuri, Plateau Caillou et Saint-Pierre. « Afin de varier les plaisirs, et d’affiner les techniques de saut. C’est un sport exigeant qui demande de l’entrainement. C’est ma dernière année en amateur, car en 2019 je vise le titre de champion de France des plus de 18 ans. Ce qui me permettrait d’accéder à un autre niveau. Pour cela je dois multiplier les compétitions » confie Valentin les yeux rieurs sous le regard admiratif de son père.

« Pour moi c’est avant tout un loisir même si bien évidemment j’aimerais devenir professionnel dans cette discipline. Ce que j’affectionne le plus c’est sans conteste de pouvoir allier la vitesse et l’amplitude, de pouvoir rester le plus longtemps en l’air. Suspendre le temps quelques secondes. Faire corps avec les éléments. J’aime ce sentiment d’adrénaline lors des compétitions. Le stress me fait me dépasser. C’est mon moteur » confie le jeune sportif.

Le Roller free style est une discipline exigeante qui demande de bonnes conditions physiques. Pour Valentin « le fait d’intégrer la team d’Ekwalis va me permettre de faire du renforcement musculaire au niveau des jambes, de travailler le cardio en cross training pour affiner mes techniques en corckscrew 900 (salto arrière avec vrilles), de perfectionner mes rotations et mes saltos arrières et misty (saltos avant avec vrille). J’ai encore une grande marge de progression devant moi et bien que je sois encore perfectible sur les slides et les disasters, je reste concentrer sur mes objectifs ».

Le roller free style en bref

Depuis sa création en 1994, la Commission Roller Freestyle s’est ouverte à de nouvelles pratiques pour répondre à l’explosion des pratiques urbaines. Tout en développant le slalom et le saut, ses deux spécialités fondatrices, elle a donc accueilli le street en 1997, la rampe en 1999, le bowl en 2003 et le skatecross en 2012. Elle compte aujourd’hui 5 189 licenciés en France.

La structuration internationale de ces sports, la création de diplômes d’encadrement professionnel, et l’engouement des collectivités pour la création de skateparks ne cessent de confirmer l’intérêt porté à ces sports. La Réunion n’échappe pas à la règle et de nombreuses villes de notre ont créé des skateparks pour répondre à la forte demande. Une discipline qui n’est pas prête de s’atténuer tant l’engouement est fort auprès des jeunes. Parmi les variantes, on retrouve lors des compétitions des épreuves de slalom, de figures acrobatiques, de skatecross, de bowl, de rampe et de freeride. Un sport qui n’a de cesse d’évoluer. Pour preuve, le roller soccer et la trottinette freestyle ont rejoint “administrativement” la commission freestyle en 2012 et en 2013, pour bénéficier d’un accompagnement à la structuration de leur sport.

Sponsorisé par Trigger skate, marque française de roller et Hyperwheels pour les roues, valentin vient d’intégrer la team d’Ekwalis.

Texte: Anakaopress
Photo: Pierre Marchal

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Installé à la Réunion depuis 28 ans. Après avoir exercé onze ans comme journaliste au Quotidien de la Réunion, puis fondateur d’une agence photographique MozaikImages regroupant 95 auteurs dans l’océan Indien mais aussi au Japon et en Australie, Pierre Marchal a opté en 2005 pour une activité free lance lui permettant de se consacrer à son sujet de prédilection : l’être humain.

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