Incontestablement, le street work out se démocratise à la Réunion et fait de nombreux adeptes. Nouvelle tendance chez les jeunes sportifs, le calisthenics reprend les mouvements de la gym suédoise de manière plus physique.

Le principe est simple : utiliser le poids de son corps pour se muscler, avec des exercices tels que les tractions ou encore les pompes. Il est plus communément appelé street workout, bien que cette seconde pratique sportive diffère légèrement de la première puisqu’elle y ajoute des figures et acrobaties et se pratique quasiment exclusivement à l’extérieur.

Génération connectée

Un sport qui ne requiert aucun équipement spécifique si ce n’est ce qui est déjà présent dans notre environnement (une aire de jeux par exemple).

Un sport gratuit donc : le Street Workout s’est exporté dans le monde entier ces dernières années par le biais de vidéos de pratiquants sur internet. Des corps sains, sculptés et puissants, des figures impressionnantes, de quoi séduire la jeunesse réunionnaise, qui depuis peu se jette sur cette pratique.

Josellito Bathilde, est devenu accro dès le début du phénomène. Il se lance en 2012 avec des amis, il rentre en contact via Facebook avec un collectif de calisthenics anglais, celui-ci les conseille et les coache pour débuter. Josellito rejoint ensuite Bar-Lightning, la première team de calisthenics de la Réunion. “Aujourd’hui la pratique prend une grande ampleur à la Réunion, de plus en plus de gens s’y mettent, les sportifs s’y intéressent. Je reçois environ trois, quatre messages sur Facebook par semaine pour me demander des conseil, et ça me fait plaisir d’y répondre puisque j’ai commencé comme ça moi aussi”, explique-t-il. “Reste à savoir si le calisthenics va vraiment s’implanter ou s’il s’agit juste d’un effet de mode”.

De l’aire de jeux à l’entreprise

Si le street workout s’est si bien exporté à la Réunion, Bek la Barre n’y est pas pour rien. Cette association, fondée un an et demi plus tôt, s’efforce de démocratiser cette pratique en organisant des rassemblements et des séances d’entrainement dans les quatre coins de l’île. Lors de ces rencontres, Bek la Barre rassemble une cinquantaine de jeunes dont l’âge varie entre 14 et 25 ans.

Pour Jean-Pierre Graziani, fondateur de l’association, le street workout permet de véhiculer des notions telles que la force, le dépassement de soi et la créativité. Son objectif, en plus de démocratiser la pratique du street workout à la Réunion, est de s’en servir pour prévenir la violence et la délinquance.

En plus de démarcher les communes pour les encourager à construire des structures comme le parc de la Possession, Bek la Barre veut aider les jeunes qui ont décroché à se réinsérer dans la société. “Le street workout est une discipline gratuite et qui inculque de bonnes valeurs. Grâce à elle, on pense pouvoir aider les jeunes “hors circuit”. On a déjà des partenariats avec plusieurs entreprises qui pourraient leur permettre une insertion dans le monde du travail”. A long terme, Bek la Barre voudrait faire de la Réunion un lieu international de compétitions et de rencontres autour du street workout.

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Installé à la Réunion depuis 28 ans. Après avoir exercé onze ans comme journaliste au Quotidien de la Réunion, puis fondateur d’une agence photographique MozaikImages regroupant 95 auteurs dans l’océan Indien mais aussi au Japon et en Australie, Pierre Marchal a opté en 2005 pour une activité free lance lui permettant de se consacrer à son sujet de prédilection : l’être humain.

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