La sélection de la Réunion repart de l’île Maurice avec 5 médailles d’or dans son escarcelle, son plus mauvais score réalisé dans cette discipline depuis la création des Jeux. Manque de préparation, absence des Créopolitains qui participaient aux championnats de France et d’Europe, la messe était dite. Le miracle n’a pas eu lieu.

En l’absence d’Esther Turpin, de Ruben Gado, de Yann Randrianasolo et de Fabrizio Saïdy qui concourraient dans leurs disciplines respectives en métropole, l’équipe réunionnaise se trouvait amputée de grandes chances de médailles d’or. Places aux jeunes et aux espoirs avec Mirella Mithra, Rachel Wolf, et Alyssa Hamilcaro qui n’auront pas déçu. Il a fallu alors trouver des solutions de remplacement, faire revenir des athlètes qui n’étaient pas forcément préparés au mieux. C’est ainsi que Morgane Perret à la perche et Garance Blaut en semi-marathon, sont venues prêter main-forte et grossir in-extrémis les rangs des médaillés. Evitant ainsi une plus grande déroute. Même Salim Sdiri échouera aux portes du podium ne pouvant valider sa meilleure performance après avoir mordu sur la ligne. Victime d’un vent de face qui l’a désorienté, il repart bredouille.

Mais cela n’aura pas suffi pour combler le vide et permettre au Club R d’éviter l’humiliation. Avec seulement 5 médailles d’or, la Réunion se place loin derrière Maurice qui en totalise 32 toutes disciplines confondues en athlétisme. Mais la gifle ne s’arrête pas là, puisque Madagascar et les Seychelles totalisent respectivement 18 et 6 breloques dorées, infligeant à nos athlètes une sacrée « déculottée ».

L’heure est donc à l’analyse en profondeur de ce qui n’a pas fonctionné. Manque de préparation certain, groupe non soudé, contrairement à la natation, qui a montré l’exemple. Un chantier de grande ampleur attend la ligue d’athlétisme, avec un meilleur suivi des athlètes au niveau des performances et sur le plan médical, l’organisation de rencontres internationales plus fréquentes, et la possibilité de stages pour les athlètes hors Réunion. Nos sportifs défaut manquent de confrontations à l’extérieur. Mauriciens et Seychellois ont l’occasion de se mesurer à d’autres pays sur le territoire africain, leur permettant ainsi de rivaliser avec d’autres athlètes et d’élever par la même occasion leur niveau. Ce qui fait considérablement défaut à nos athlètes péi.

 

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Pierre Marchal
Installé à la Réunion depuis 28 ans. Après avoir exercé onze ans comme journaliste au Quotidien de la Réunion, puis fondateur d’une agence photographique MozaikImages regroupant 95 auteurs dans l’océan Indien mais aussi au Japon et en Australie, Pierre Marchal a opté en 2005 pour une activité free lance lui permettant de se consacrer à son sujet de prédilection : l’être humain.

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