Présentateur des JT du week-end sur Antenne Réunion pendant plusieurs années, Antoine Forestier aujourd’hui installé en Belgique a porté une double casquette qu’il assume avec une authentique simplicité. Ce grand amateur de football revient pour Gadiamb sur ses années télévisuelles riches en expériences et émotions.

Présenter le journal, c’est du sport ?
Oui. C’est un sport collectif. C’est préparer le match pendant quatre heures le matin en équipe et arriver à 12h30 pour jouer le match en direct pendant 25 minutes. Sa réussite passe par une entente entre tous.

C’est un sport collectif qui dépend de ta performance individuelle ?
En partie. On va me juger individuellement, c’est le lot de tout présentateur de JT. Mais c’est le collectif qui fait la différence.

C’est plutôt un sprint ou un marathon ?
Un sprint. J’arrive à 8h, la conférence de rédaction est à 8h30, je commence à écrire à 9h, je suis au maquillage à midi et une demi heure plus tard, en plateau. C’est une course, tout se fait très vite.

Tu es la preuve vivante que le journalisme sportif mène à tout à condition d’en sortir ?
C’est vrai que j’ai commencé aux sports au JIR. Je m’occupais de la D3 départementale en foot. Il fallait appeler tous les entraîneurs pour avoir les scores et parfois faire des commentaires sur des matchs que je n’avais pas vus. C’était très formateur.

On dit que les journalistes sportifs n’ont pas inventé l’eau chaude ?
C’est méchant pour eux. Ce sont en général des gens hyper pointus dans leur domaine. Ils sont au taquet sur tout. C’est très compliqué d’être un bon journaliste sportif car il faut connaître énormément de choses.

Tu es un vrai footeux?
J’aime bien le foot. J’adore particulièrement couvrir les déplacements en métropole de l’équipe réunionnaise qui gagne la coupe régionale de France. Je vis le quotidien du groupe pendant plusieurs jours, c’est vraiment prenant. Surtout s’il y a un exploit au bout. Ce sont des émotions que je n’ai jamais connues ailleurs.

Quels sacrifices as-tu fait pour passer de joker à titulaire à la présentation du JT d’Antenne ?
Bosser tous les week-ends avec toutes les contraintes que ça représente, au niveau perso notamment. Mais ça vaut le coup. Le challenge professionnel est super.

La présentation, c’est vraiment ton truc ?
Si ça s’arrêtait demain, ce ne serait pas un drame. J’adore partir en reportage avec ma caméra. J’ai d’ailleurs demandé à garder un jour par semaine dans mon emploi du temps pour aller sur le terrain. J’aime ça.

Si tu devais choisir entre la politique et le sport ?
Il y a quelques années, j’aurais répondu le sport sans hésiter. Aujourd’hui, je ne sais pas. J’adore avoir un politique en plateau. C’est plus qu’un échange, c’est presqu’un match.

Ton interview de Marine Le Pen  a été très commentée?
Je me suis retrouvé face à un mur. J’ai reçu énormément de critiques sur Freedom et les réseaux sociaux. C’était violent. Je l’ai mal vécu.

Et tes pairs, que t-ont-ils dit ?
J’ai eu des messages de soutien. Ca m’a rassuré.

Ton nom est associé au Tour de l’île cycliste. Ta dope à toi, c’est café-sucrette ou rhum-citron ?
Les deux. Selon les heures.

Interview: Olivia Clain
Photo: Pierre Marchal

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Installé à la Réunion depuis 28 ans. Après avoir exercé onze ans comme journaliste au Quotidien de la Réunion, puis fondateur d’une agence photographique MozaikImages regroupant 95 auteurs dans l’océan Indien mais aussi au Japon et en Australie, Pierre Marchal a opté en 2005 pour une activité free lance lui permettant de se consacrer à son sujet de prédilection : l’être humain.

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