L’un, Yoël Armougom, vient de prolonger son contrat pro jusqu’en 2023 avec le Stade Malherbe de Caen (Ligue 1). L’autre, Melvine Malard, championne d’Europe avec l’Olympique Lyonnais, est liée à l’OL  jusqu’en 2020. Les deux Dionysiens nous livrent quelques confidences.

Yoël Armougom est né le 5 juin 1998,  Melvine Malard le 28 juin 2000. Tous deux à Saint-Denis. Le défenseur latéral gauche du Stade Malherbe de Caen (Ligue 1) et l’avant-centre de l’Olympique Lyonnais (championne de France et d’Europe) ont au moins un point commun : il et elle sont passés par le Saint-Denis FC de Daniel Coukan, responsable des U13 (moins de 13 ans). Et ils voient leurs rêves les plus fous se réaliser : Yoël vient de prolonger son contrat pro le liant au club normand jusqu’en 2023. Numéro 3 dans la hiérarchie des arrières latéraux à l’entame de la saison, il a quasiment été titulaire à chaque rencontre. Melvine, quant à elle, a signé son premier contrat pro à 17 ans et, pour sa première année avec les pros de l’OL, a remporté la Champion’s League et le championnat de France en 2018. Elle a disputé la coupe du monde des U20 en août dernier en Bretagne et est l’une des pièces maîtresses des U19 de l’OL.

Yoël et Melvine, d’abord pourquoi vos prénoms ?

Yoël Armougom : Mon père s’appelle Yoland [ancien athlète de haut niveau, préparateur physique au Saint-Denis FC]. C’est un bon début ( !). Après, il a vu sauter un triple-sauteur cubain dont le prénom était Yoel [Garcia]. Je crois que ça a été l’élément déclencheur.

Melvine Malard : Aucune idée (rires). Je ne sais pas d’où ça vient. Je crois que c’est mon père qui l’a choisi. C’est un ancien footballeur de la Patriote. Mon frère s’appelle Adriano. Ma sœur Malika. Je suis la seule à porter ce prénom à l’OL et peut-être en France. Ça ne m’a jamais gênée, c’est même plutôt amusant…

 « Le froid, j’aime »

Par quoi avez-vous été frappés lorsque vous être arrivés en métropole, à Caen et à Lyon ?

Yoël Armougom : Paradoxalement, j’aime le froid. J’ai séjourné deux ans au pôle Espoirs de la Plaine des Cafres. Je n’ai pas été trop dépaysé en intégrant le centre de formation de Caen. Après, la nourriture est spécifique, c’est sûr. Mais j’ai eu la chance de côtoyer des Réunionnais, Ronny Rodelin [transféré à Guingamp], et Pierrick Mouniama, un Saint-Louisien que je connais bien et qui évolue en équipe réserve. On se retrouve régulièrement autour de repas qui nous rappellent le pays dans des restaurants de Caen. C’est souvent rougail saucisses ou shop suey…

Melvine Malard : Waouh, le froid, à Lyon ! La neige, j’aime pas ! Au début, j’ai eu du mal à m’adapter. Heureusement, j’avais des cousins à Lyon. Ensuite, ma mère est venue au bout d’un an. Et maintenant, j’habite dans un appart à Vénissieux avec ma mère et mon petit frère. C’est génial. Je suis grave impulive (sic), et quand ça ne va pas, je le ressens très fort. Avoir quelqu’un près de moi pour me rassurer, c’est hyper important. Et aussi pour me faire des bons caris… J’abuse pas, mais de temps en temps, ça fait vraiment du bien !

« Oté Grand Mèr » au bizutage

Avez-vous un souvenir fort, un premier match, une ambiance ? Quelque chose qui vous a marqués ?

Yoël Armougom : J’ai joué mon premier match titulaire chez les pros en coupe de la Ligue à Lorient. On a gagné 1-0 Mais je n’étais pas plus impressionné que cela. Là où j’ai été stressé, c’est avant la rencontre, pour le bizutage de tout nouveau joueur. Je devais chanter une chanson devant le groupe et j’ai interprété « Oté Grand Mèr » de Fred Joron et Ousanousava. Personne ne connaissait cette chanson, à part Ronny Rodelin qui a bien ri ! C’était une promesse que j’avais faite…

Melvine Malard : C’était il y a un an, au championnat d’Europe U17 avec l’équipe de France, en république tchèque, pour le match d’ouverture de cet Euro. Je revenais de blessure, on gagne 2-1, je marque les deux buts de l’équipe, deux reprises du droit. Génial. C’est vrai que tout est allé vite pour moi, les U15, les U17, maintenant les U20 et l’équipe première de l’Olympique Lyonnais. J’aimerais poursuivre sur la même trajectoire, jouer plus de matches en club même si je sais que la concurrence est très rude. Qui vivra verra…

Propos: Jean-Baptiste Cadet
Photo: Pierre Marchal
Yoël Armougom, 20 ans, arrière gauche du SM Caen (Ligue 1)
Malvine Malard, 18 ans, avant-centre de l’OL (U19), de l’équipe de France U20

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Installé à la Réunion depuis 28 ans. Après avoir exercé onze ans comme journaliste au Quotidien de la Réunion, puis fondateur d’une agence photographique MozaikImages regroupant 95 auteurs dans l’océan Indien mais aussi au Japon et en Australie, Pierre Marchal a opté en 2005 pour une activité free lance lui permettant de se consacrer à son sujet de prédilection : l’être humain.

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