Sans forcer, la Sainte-Marienne a tranquillement disposé de la Saint-Pauloise ce dimanche. Victoire facile 3 buts à zéro face à un adversaire encore faible et trop tendre. Déjà mal en point la saison passée, Saint-Paul est-elle en train de lentement sombrer ? Analyse.

“Catastrophique” : le mot est lâché. Voici le constat sévère mais terriblement lucide de l’entraîneur Jean Yves Dafreville à la fin du match.
Son équipe n’a pas existé face à Sainte-Marie. Pourtant, Saint-Paul évoluait à domicile, dans son stade Paul Julius Bénard, enfin opérationnel. Mais rien, ou presque : une performance indigente.
Alors entendons-nous bien, ce ne sont pas les quelques 200 spectateurs présents au stade qui auraient pu sauver les locaux, mais ce n’est pas non plus ce type de performance qui va encourager les supporters à revenir au stade.
Jean-Yves Dafreville évoque aussi le jeu de son équipe “On n’a jamais trouvé la faille face à Sainte-Marie, pas proposé grand chose au niveau du jeu, pas proposé quelque chose d’intéressant”.

Ce dimanche, Saint-Paul n’a pas existé. Tout simplement. Pourtant, sur le papier, les hommes de Dafreville ont du beau monde : Andy Permal, attaquant talentueux, notamment passé par l’Excelsior et le Saint-Denis FC.
Déjà, lors de la première journée, Saint-Paul avait chuté face à Trois-Bassins, équipe loin de figurer parmi les cadors du championnat.
Certes, nous ne sommes qu’au début du championnat, mais Saint-Paul est bon dernier après deux journées, avec 2 défaites en autant de matchs, et surtout aucun but marqué.

Lorsqu’on regarde le classement des précédentes saisons, on s’aperçoit que la Saint-Pauloise vit un lent déclin : 9ième la saison passée, et pas loin de la relégation…Guère mieux en 2018 (10ième), 11ième en 2017; et à nouveau 9ième en 2016.
Il est loin, le Saint-Paul qui trustaient le haut du tableau, ramenait des spectateurs dans son stade flambant neuf,
Depuis 2014, et le dernier titre, rien, ou presque.

Il est donc urgent de réagir, car plus les années passent, et plus cette place forte du football à la Réunion semble se rapprocher inexorablement de la Régionale 2.

Texte : Kevin PAYET
Photos : Pierre MARCHAL

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Installé à la Réunion depuis 28 ans. Après avoir exercé onze ans comme journaliste au Quotidien de la Réunion, puis fondateur d’une agence photographique MozaikImages regroupant 95 auteurs dans l’océan Indien mais aussi au Japon et en Australie, Pierre Marchal a opté en 2005 pour une activité free lance lui permettant de se consacrer à son sujet de prédilection : l’être humain.

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