Jeudi 3 décembre 2020, les CM1 de l’association USEP de l’école Les Bancouliers à Sainte-Clotilde, ont vécu un après-midi pas comme les autres. En participant de manière virtuelle au Vendée Globe, la plus mythique des courses à la voile avec leur bateau « Les Pirates 974 », rien que cela. Embarquez moussaillons. On lève les voiles.

 

 

Cela fait plus de trois semaines que les élèves ont pris le départ de la course virtuelle du Vendée Globe à bord de leur voilier « Les Pirates 974 ».

Comment ? Grâce à l’application Virtual Regatta, qui croise les données de la course réelle du Vendée Globe, à celles de la course en ligne, cela dans le même espace-temps.

Au total, plus de 900 000 navigateurs virtuels dont 358 classes USEP ont rejoint les skippers professionnels en lice pour le mythique tour du monde en solitaire.

Guidés par leur professeur, les élèves prennent en main l’application qui les informe sur la température, la vitesse, le cap du bateau, le vent, ainsi que les milles à parcourir et ceux déjà parcourus. Ils comparent les trajectoires possibles et discutent entre eux avant de choisir leur cap.

« Les enfants sont très enthousiastes et vraiment actifs. Ils participent et prennent en main le bateau. Ils donnent le cap deux fois par jour, et un élève est nommé responsable le weekend » raconte Maxime Vandendriessche, professeur des écoles.

Outre l’apprentissage du lexique spécifique à la navigation et au voilier, cette activité offre l’opportunité d’aborder les programmes scolaires de Géographie, de Mathématiques ou encore d’éducation à l’environnement, sous un angle pratique et concret, au gré des 40.000 km à parcourir.

« Ce qui me plaît c’est que c’est une aventure où l’on peut s’amuser et aussi découvrir plein de choses comme les continents et les océans. Nous suivons aussi les skippers, qui font attention à ne pas polluer la mer » confie Shanti, élève de CM1.

Afin de maintenir l’émulation, ces derniers sont régulièrement informés du classement des 4 autres classes USEP de La Réunion ayant aussi pris part à la course : deux classes supplémentaires à l’école Les Bancouliers, une classe de l’école Aimée Césaire à Saint Pierre, et une classe de l’école Maximilien Lorion à la Plaine des Cafres.

Car avant tout, c’est un challenge sportif !

Un projet pédagogique salué par Thierry Lallemand, inspecteur de l’Education nationale de Saint Denis 2 présent cet après-midi : « Il y a une vraie dimension environnementale, d’entraide des uns et des autres, et de l’associatif qui rend cette activité très intéressante. Je la présenterai aux autres directeurs d’école ».

Un projet qui pourrait séduire plus d’un enseignant et susciter quelques vocations et qui permet entre autre de :

Promouvoir la pratique de la voile à l’école dans le cadre associatif de l’USEP
• Développer l’utilisation d’outils numériques
• Découvrir, s’initier et se perfectionner à une pratique sportive ludique, attrayante et citoyenne
• Lier l’apprentissage des techniques de navigation à la découverte du milieu aquatique
• Mener un projet sportif et associatif en lien avec l’éducation à l’environnement et au développement durable

Comment ça marche :

Dans l’espace-jeu proposé, les élèves ont la possibilité de participer, de façon virtuelle, à une grande course au large dans le même espace-temps que celle qui se déroule réellement. Pour le Vendée Globe, l’objectif est de rassembler le plus grand nombre de classes USEPiennes lors d’un tour du monde à la voile, d’Ouest en Est. Les expériences passées ont montré un fort engouement de la part des enseignants, des élèves mais aussi des familles qui s’impliquent dans le jeu.

Chaque classe participante a son bateau, qu’il faut amener au gré des vents, le plus vite possible autour du monde. Très facile d’utilisation, le système de contrôle des bateaux mis en place par Virtual Regatta est complété par des options qui sont gracieusement offertes aux participants pour permettre à tous de régler efficacement leur navire.

Texte Clémentine LE BOULCH
Photos DR

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Installé à la Réunion depuis 28 ans. Après avoir exercé onze ans comme journaliste au Quotidien de la Réunion, puis fondateur d’une agence photographique MozaikImages regroupant 95 auteurs dans l’océan Indien mais aussi au Japon et en Australie, Pierre Marchal a opté en 2005 pour une activité free lance lui permettant de se consacrer à son sujet de prédilection : l’être humain.

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