Solidement accrochée à la seconde place et à quelques semaines de sa finale en Coupe Régionale de France, la Sainte-Marienne réalise sa meilleure saison depuis très longtemps. Arrivé il y a deux saisons, Wilson Clara, le coach, nous livre les recettes d’un succès tout sauf éphémère. Entretien. 

Gadiamb : Commençons par évoquer votre victoire ce dimanche face à l’Excelsior (1-0). Vous avez gagné sans forcément réaliser votre meilleur match de la saison….

Wilson Clara  : Ce dimanche, cela a été la victoire du cœur, on a été poussé dans nos derniers retranchements par Saint-Joseph. Il faut l’avouer : on a été mis en difficulté en terme de possession de balle. Ce que je regrette, c’est qu’on aurait pu marquer le but du break en seconde période, mais nous n’y sommes pas parvenus. On aurait pu se rendre le match plus facile. Mais l’essentiel, c’est d’avoir gagné. On prépare notre finale face à la Capricorne de la meilleure des manières. Le point positif, c’est qu’on a su tenir le score et même se procurer plus d’occasions que l’adversaire. C’est ce que je retiens.

Saint-Pierre est 1er, vous êtes deuxième.. Avez-vous eu un œil sur ce qu’il se passait à Michel Volnay pendant votre match ? 

Non, surtout pas. Nous, on ne s’occupe que de nous et de nos résultats. On sait très bien que la Saint-Pierroise a une équipe faite pour jouer le titre. Si Saint-Pierre est champion, son titre sera mérité. De notre côté, on prend les matchs les uns après les autres. On ne se focalise que sur notre finale de Coupe Régionale de France, c’est tout ! On va se servir des deux prochains matchs de championnat pour préparer cette rencontre capitale.

Un doublé “Coupe-Championnat”, vous y pensez ? 

Non, on n’y pense pas, parce qu’il reste beaucoup de matchs, et que nous allons affronter des équipes qui luttent pour ne pas descendre. Nous n’oublions pas non plus le déplacement difficile face à la Tamponnaise dans deux semaines. Cela serait bête de notre part de penser au doublé alors que pour l’instant, on n’a rien fait. On va continuer sur notre ligne directrice : prendre matchs après matchs. C’est tout. Après on verra bien ! Si en toute fin de saison, on est toujours à 2 ou 3 points de Saint-Pierre, on y pensera peut-être, mais pour l’instant, ce n’est pas à l’ordre du jour.

Qu’est-ce qui fait que cette année, la mayonnaise prend plus que les saisons précédentes ? 

C’est vrai qu’on est bien. On a beaucoup travaillé le coté collectif. Les joueurs ont pris conscience que le football ne se joue pas qu’a onze, mais a quinze ou seize. On possède plusieurs joueurs qui peuvent prétendre à une place de titulaire du jour au lendemain.

Notre force, c’est surtout l’état d’esprit. Les gars ont compris que pour gagner un match, il faut y mettre le coeur, pas seulement jouer au ballon.

Comment vit le groupe au quotidien ? 

Il y a une super ambiance, les gars s’entendent bien à l’entrainement et je le vois. Je sais que c’est aussi le cas en dehors… Et forcément on le ressent sur le terrain. On organise aussi des petites rencontres pour se dire les choses. La communication est primordiale. Lorsqu’on a besoin de faire le point, c’est plus facile autour d’un verre en fin de match ou d’un repas. Je pense que c’est bénéfique pour le groupe.

Comment aborderez-vous votre finale face à la Capricorne dans 1 mois (Coupe Régionale de France) ?  

C’est l’objectif. Dès le début de saison, on s’était fixé cette Coupe dans nos objectifs. Maintenant, on sait très bien qu’une finale, ça se gagne et qu’il ne faut pas se contenter de simplement la jouer.

Texte: Kevin PAYET
Photos: Pierre MARCHAL

Rate this post
   Envoyer l'article en PDF   
Article précédentExcelsior | Une fin de championnat “pour du beurre” ?
Article suivantLa Tamponnaise, le tube de l’année ?
Installé à la Réunion depuis 28 ans. Après avoir exercé onze ans comme journaliste au Quotidien de la Réunion, puis fondateur d’une agence photographique MozaikImages regroupant 95 auteurs dans l’océan Indien mais aussi au Japon et en Australie, Pierre Marchal a opté en 2005 pour une activité free lance lui permettant de se consacrer à son sujet de prédilection : l’être humain.

LAISSER UNE RÉPONSE

S'il vous plaît entrer votre commentaire!
Veuillez entrez votre nom ici