De nombreux sportifs réunionnais ont écrit les plus belles pages de la boxe et du Muay Thaï. Expédito Valin, Emmanuel Payet et Florent Kaouachi, autant de noms qui ont imprimé la mémoire des rings. A la Réunion comme à l’internationale. Tom Soullière risque bien d’inscrire aussi son nom en grandes lettres dans les annales des sports de combat. Rendez-vous le 22 mars au Bataclan pour son combat contre l’Agérien Aymen Bensakhria.

Tom Soullière n’est pas vraiment un inconnu et possède déjà à son actif une longue carrière de sportif de haut niveau. Après plusieurs titres en Karaté Kyokushinkai, c’est un nouveau challenge qu’il s’est lancé afin de pouvoir aborder une carrière professionnelle dans les sports de combat. Très motivé, aguerri comme jamais, il est prêt pour passer à l’étape supérieure.

Le 22 mars prochain, le sportif réunionnais actuellement en Staps au Tampon montera sur le ring du Muay-Thaï Grand Prix au Bataclan. Cette organisation est l’une des plus prestigieuses du monde de la boxe pied-poing. Le Dionysien va donc tenter de décrocher sa 9e victoire en autant de combats professionnels face à l’algérien Aymen Bensakhria.
Tout juste âgé de 21 ans, Tom Soullière possède une forte expérience dans les arts martiaux. Pratiquant de Karaté Kyokushinkai, l’une des formes de Karaté les plus dures, il a été vice-champion d’Europe et champion de France après seulement 6 ans de pratique. Des aptitudes qui lui ont permis de changer de sport avec succès. Les raisons qui l’ont motivé à franchir le pas sont relativement simples : “Je souhaite poursuivre une carrière sportive de manière professionnelle, mais ce n’est pas possible dans le Kyokushinkai, je me suis donc tourné vers le Kick-boxing”.

Une transition qui lui a demandé pas mal d’ajustements. “Ce n’était pas facile au début, la garde n’est pas la même entre le Karaté et le Kick-boxing”, ajoute-t-il. L’accent a donc été mis sur la boxe anglaise afin de perfectionner ses techniques de poings.

Si le jeune homme espère faire une grande carrière, il ne néglige pas pour autant ses études. Actuellement étudiant en 3e année de STAPS au Tampon, le combattant partage son temps entre le campus du Sud et son club, le Moufia Boxing Club. Un emploi du temps chargé qui ne lui permet pas de “s’investir à 800% dans son sport”. Même si cela lui réussit bien pour le moment.
Le mois prochain, c’est dans les règles du K1/Kick-boxing que le Réunionnais combattra. À la différence du Muay-Thaï, les coups de coude, les corps-à-corps et les projections ne seront pas autorisés. “J’aimerais me lancer dans le Muay-Thaï, mais le niveau technique est plus élevé, j’ai donc besoin de plus de préparation avant de me lancer”, confirme-t-il.

Une gestion de carrière très intelligente malgré son jeune âge qui devrait l’emmener très loin. Rendez-vous le 22 mars pour découvrir cette pépite péi.

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Installé à la Réunion depuis 28 ans. Après avoir exercé onze ans comme journaliste au Quotidien de la Réunion, puis fondateur d’une agence photographique MozaikImages regroupant 95 auteurs dans l’océan Indien mais aussi au Japon et en Australie, Pierre Marchal a opté en 2005 pour une activité free lance lui permettant de se consacrer à son sujet de prédilection : l’être humain.

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