Les céistes et kayakistes s’en sont donné à cœur joie ce week-end sur le plan d’eau de Sainte-Suzanne à l’occasion de la première édition de la « Run Slalom international ». Organisé par le Comité régional de canoë-kayak et la CINOR, les meilleurs mondiaux se sont affrontés dans une compétition sans enjeu de classement international, prémisse à leur préparation en vue des prochains jeux olympiques. Les Français Martin Thomas en canoë et Malo Quemeneur en kayak se sont imposés alors que chez les femmes l’Allemande Ricarda Funk et l’Espagnole Nuria Villarubla s’emparent respectivement de la première marche du podium dans leur discipline respective.

Ce week-end, le Comité régional de canoë-kayak organisait sa première compétition internationale sur le plan d’eau de Sainte-Suzanne. Les organisateurs avaient vu grand avec la présence des meilleurs mondiaux qui au terme d’un stage de plusieurs semaines se sont affrontés pour le plaisir lors de la « Run Slalom international ». Une édition organisée de main de maître qui a permis aux sportifs réunionnais du pôle espoir de se confronter aux cadors de la discipline. Une compétition qui vient à point nommé en guise de préparatifs aux Jeux olympiques de Tokyo qui devraient se dérouler du 23 juillet au 3 août 2021. Pour Véronique Lagourgue, présidente du CRCK, l’organisation de cette première internationale revêt un intérêt particulier et prouve s’il en était besoin de la capacité des membres du Comité régional associé à la CINOR à organiser une manifestation de cette envergure avec un plateau sportif rassemblant les meilleurs de chaque discipline. Avec le spectre du COVID au-dessus de la tête. « Il était important de montrer qu’avec une grande cohésion et en mettant en avant nos spécificités locales, on était capable de faire grand », avoue plus que satisfaite Véronique Lagourgue.

Côté performances et résultats, même si l’enjeu n’était pas de taille, les sociétaires de l’Equipe de France ont réalisé un doublé masculin C1-K1. Martin Thomas s’est imposé devant l’Espagnol Ander Elosegi et l’Irlandais Liam Jegou alors que chez les femmes l’Espagnole Nuria Vilarrubla a devancé les Allemandes Andrea Herzog et Elena Apel. A 31 ans, Martin Thomas, habitué des podiums internationaux savoure sa victoire. Celui qui a inauguré le stade en eaux vives intercommunal du Bocage en 2013 connaît bien la Réunion pour y être venu quatre fois déjà.  « J’étais vraiment super content de pouvoir faire une compétition de cette envergure ici. J’ai ainsi pris le départ avec beaucoup d’envie. Malgré une grosse erreur sur la première manche, je me suis sorti avec un chrono pas si mal. Je savais que je ne pouvais qu’améliorer mon temps l’après-midi. C’est ce qui s’est produit. Je me suis fait vraiment plaisir sur ces deux manches, et le résultat a suivi » confiait-il à nos confrères du JIR.

La seconde édition qui aura lieu l’an prochain risque bien d’inscrire définitivement La Réunion dans le cercle fermé des compétitions internationales de canoë-Kayak. Prouvant s’il en était besoin, la compétence des organisateurs. Et leur forte envie d’élever une fois de plus La Réunion comme une terre sportive de haut niveau.

Les résultats

K1-Kayak Dames
Classement final
: 1. Ricarda Funk (Allemagne), 2. Natil Pacierpnik (Pologne), 3. Klau Zwolinska (Pologne)

K1-Kayak Hommes
Classement final
: 1. Malo Quemeneur (France), 2. Giovanni Degennard (Italie), 3. Jiri Prskavec (Tchécoslovaquie)

C1-Canoë Dames
Classement final
: 1. Nuria Vilarrubla (Espagne), 2. Andrea Herzog (Allemagne), 3. Elena Apel (Allemagne)

C1-Canoë Hommes
Classement final
: 1. Martin Thomas (France), 2. Ander Elosegi (Espagne), 3. Liam Jegou (Ireland)

Texte et photos Pierre Marchal

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Installé à la Réunion depuis 28 ans. Après avoir exercé onze ans comme journaliste au Quotidien de la Réunion, puis fondateur d’une agence photographique MozaikImages regroupant 95 auteurs dans l’océan Indien mais aussi au Japon et en Australie, Pierre Marchal a opté en 2005 pour une activité free lance lui permettant de se consacrer à son sujet de prédilection : l’être humain.

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