Une certaine fierté animait ce mercredi 13 juillet le petit monde du badminton réunionnais. Avec ses 1500 licenciés et 14 clubs, cette discipline lance cette semaine le 1er SAINT DENIS RÉUNION OPEN de badminton. Un évènement international digne des plus grandes nations de ce sport olympique.

Lorsque les derniers morceaux de plumes ont été ramassés méticuleusement par la petite armée de bénévoles en tee-shirts verts, les arbitres en noir règlent la hauteur des 4 filets des terrains officiels, les joueurs s’installent dans les gradins, …voilà quelques images qui ont précédé le lancement de ce 1er open international de Badminton.
Cette compétition aux normes BWF, Badminton World Fédération signifie une énorme exigence dans tous les postes de l’organisation. Une dynamique pilotée par Éric LISSILOUR, un Français qui est simplement le juge arbitre principal des derniers championnats du monde.
Avec son polo rouge, il veille à tous les détails tels que la vitesse des volants ou encore les réglages de tous les instruments de contrôle du jeu.
Une exigence digne des plus grandes compétitions mondiales. C’est d’ailleurs ce que confirme le vice-président de la Fédération Française de Badminton, Sylvain BENAÏN (voir par ailleurs). Le représentant fédéral habitué aux circuits mondiaux suit depuis plusieurs mois l’éclosion de cet open dans l’océan Indien. « Christophe CHENUT est venu en métropole, en Thaïlande et sur le circuit africain pour comprendre tous les éléments d’organisation de ce type d’évènement. Son inspiration a été bénéfique. La Fédération Française de Badminton est fière d’accompagner ce tournoi majeur. Un exemple pour tous les outre-mer ». Le président de la ligue de badminton qui depuis la table d’arbitrage est à la manœuvre toute la semaine (cf photo de lui assis derrière les écrans avec poster de badminton)
Pas de vent, ni de pluie dans la salle S du gymnase de Champ Fleuri à St Denis, les magnifiques danses du lion de l’association QI LIN ont lancé la compétition et réchauffé les esprits. Chance, détermination, courage, richesse et surtout longue vie seraient les effets escomptés. Des pensées positives essentielles quand on lance un évènement d’une telle ambition pour cette 1ère édition. Une belle manière d’illustrer que le sport permet la relation entre les peuples. Une thématique d’actualité pour de nombreux pays d’Europe présents à la compétition. Sur la semaine, 24 nations seront représentées pour échanger les volants. Une façon de s’exprimer car dans ce sport de raquette, ce sont de vrais duels de combattants. Vitesse, puissance, extension, souplesse sont nécessaires pour tirer son épingle du jeu. Pour cela, la délégation indienne est la plus nombreuse avec 40 joueurs. Pas étonnant pour ce pays, uniquement à 6 heures d’avion, qui compte plus d’un million de joueurs. Actuellement, l’Inde fait partie des grandes nations qui animent le haut niveau mondial avec notamment la joueuse numéro 1 mondiale, Pusarla VENKATA.
« C’est compliqué de donner un favori à ce tournoi de Grade 3 sur le circuit BWF. Les meilleurs au classement sont placés entre la 100ème et la 110ème place mondiale » indique le juge arbitre principal.
Ce mercredi était l’occasion pour certains Réunionnais d’entrer sur les terrains. Une vraie chance de se confronter à ce niveau de jeu. Des phases éliminatoires en simple pour espérer entrer dans le tableau officiel. Sans surprise, le combat a été rude.
Il faut dire que certains joueurs présents ont fait les jeux olympiques, d’autres les championnats du monde. Peu de disciplines peuvent annoncer autant de nations sur le circuit. Les 25 000 $ de dotation font peut-être rêver plus d’un joueur.
Mais le plus important à retenir de cette semaine est certainement que le badminton réunionnais se lance sur un nouvel orbite. Une trajectoire pour préparer l’avenir et ouvrir de nouvelles portes, celles du circuit mondial.

Rencontre avec le Vice-Président de la FFBa Sylvain BENAÏN
Le vice-président de la fédération est l’observateur de choix pendant la semaine de l’OPEN.
“Ce tourangeau membre d’une ligue de 11500 licenciés est habitué aux plus grands évènements dans le monde.
La priorité de la FFBa est d’encourager à la fois la performance sportive et la performance sociale. Il faut montrer que le badminton permet aussi de trouver sa place dans nos organisations comme bénévoles, arbitres, organisateurs, etc.
Le SAINT DENIS RÉUNION OPEN est la preuve de cette belle dynamique. Depuis mon arrivée, j’observe des gens motivés qui veulent faire de cette compétition une réussite.
La Fédération accompagne l’évènement en finançant une partie des billets d’avion des juges arbitres sur votre île.
Un territoire qui peut avoir de l’ambition. Pour que les choses fonctionnent, il faut de l’envie, des dirigeants motivés ce qui est le cas avec Christophe CHENUT et des partenaires qui vous suivent. Le plus dur est souvent de se lancer.
Maintenant, il faut grandir étapes par étapes en donnant envie aux jeunes. Conforter les installations sportives en relation avec les collectivités. Stabiliser chaque pilier de l’organisation et peut être imaginer demain de s’associer avec une autre compétition dans la zone. Cela permettrait aux joueurs internationaux de prévoir plusieurs compétitions quand ils viennent dans cette partie du monde.
L’avenir vous appartient ! “

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Installé à la Réunion depuis 28 ans. Après avoir exercé onze ans comme journaliste au Quotidien de la Réunion, puis fondateur d’une agence photographique MozaikImages regroupant 95 auteurs dans l’océan Indien mais aussi au Japon et en Australie, Pierre Marchal a opté en 2005 pour une activité free lance lui permettant de se consacrer à son sujet de prédilection : l’être humain.

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