Euphoriques après leur victoire 4-0 face aux Seychelles en demi-finale, les Réunionnais doivent se concentrer sur leur finale de samedi contre l’île Maurice et se focaliser sur la conquête de l’or, a rappelé le sélectionneur Jean-Pierre Bade.

4-0 contre les Maldives, 4-0 face aux Seychelles, 1-0 contre Mayotte. Nonobstant la défaite face aux Comores – une salutaire piqûre de rappel, comme s’est plus à la souligner Jean-Pierre Bade, le sélectionneur – La Réunion, outre le fait de posséder la meilleure attaque du tournoi, réalise un parcours remarquable dans le tournoi de football. Et, comme en 1985 et 2003, elle affrontera l’équipe locale en finale, samedi au stade George-V de Curepipe.

« Les gars étaient euphoriques, c’était sans doute leur meilleur match depuis le début du tournoi », rappelle Bernard Paris, responsable de la délégation football pour ces Jeux, quand il décrit l’ambiance dans le vestiaire de Flacq à l’issue de la demi-finale victorieuse. Un débordement de sentiments, tellement la délivrance avait été forte et le film de la rencontre idéale. « Ce matin, [ndlr : jeudi matin], Jean-Pierre Bade a remis les choses à leur place. Il a rappelé l’objectif, l’or et seulement l’or », poursuit Bernard Paris.

Le sort de Mathieu Sarpedon en suspens

Pour cela, le groupe doit rester soudé. Et le responsable réunionnais est formel : « Ce groupe vit bien, il est soudé, l’ambiance est exceptionnelle. » Certes, l’infirmerie s’est remplie avec la blessure de Florent Ichiza, remplacé au bout d’un quart d’heure par Mickaël Dubaril. Le verdict est tombé hier : claquage pour le Réunionnais. « Jean-Pierre décidera de l’équipe en fonction de cette absence », se contente de préciser Bernard Paris.

Mais l’homme qui siège également à la commission technique du football pour ces Jeux était inquiet pour le sort de Mathieu Sarpedon, averti contre les Seychelles, et théoriquement suspendu pour la finale de samedi. « On va défendre le dossier, car durant ce match, les cartons ont été distribués un peu à tort et à travers », plaide le responsable réunionnais. Et c’est un euphémisme.

L’ambiance à Curepipe ne favorisera pas les Réunionnais, ces derniers le savent très bien. « Il y aura des milliers de vuvuzelas qui les soutiendront, plaisante Bertrand Paris. C’est normal, il y aura beaucoup de bruit pour soutenir les couleurs mauriciennes. Mais l’état du terrain est plus préoccupant. Certains endroits sont gorgés d’eau et presque injouables. On verra bien. » De plus, les Réunionnais sont encore dans l’incertitude concernant les billets attribués à leurs couleurs. « Pour l’instant, beaucoup d’entre nous n’en ont pas, pour eux-mêmes ou pour des proches. On est assez mécontents de ce côté-là. »

Textes : Jean Baptiste Cadet

Photo : Pierre Marchal

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Installé à la Réunion depuis 28 ans. Après avoir exercé onze ans comme journaliste au Quotidien de la Réunion, puis fondateur d’une agence photographique MozaikImages regroupant 95 auteurs dans l’océan Indien mais aussi au Japon et en Australie, Pierre Marchal a opté en 2005 pour une activité free lance lui permettant de se consacrer à son sujet de prédilection : l’être humain.

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