La 21e édition de l’open international d’échecs de Saint-Denis bat son plein depuis le 20 octobre. Epilogue dimanche 27 octobre pour ce véritable marathon sportif qui développe, à tous âges, l’analyse et le raisonnement.

C’est dans la coquette salle des fêtes de Bellepierre, juste au-dessus de l’hôtel éponyme, que se tient le 21e open international d’échecs de la ville de Saint-Denis. La première édition a eu lieu en 1990. Depuis 2000, l’open a lieu chaque année au mois d’octobre, durant les vacances scolaires et, depuis 2006, il se tient dans le chef-lieu, organisé par l’Echiquier du Nord avec le soutien de la DJSCS, de la Région, du Département et de la ville de Saint-Denis, ainsi qu’aux sponsors privés. Rencontre avec Jean Olivier, président de l’Echiquier du Nord, à mi-tournoi.

  • Olivier, en quoi un tournoi d’échecs peut-il être comparé à un événement sportif ?
  • C’est le grand maître Gary Kasparov qui disait que, sur un tournoi complet, il pouvait perdre jusqu’à 5 kilos. Désormais, les meilleurs joueurs se préparent comme pour une compétition de haut niveau, avec un entraînement très pointu. C’est indispensable pour gérer la pression inhérente à de tels événements.
  • Vous ouvrez votre tournoi aux scolaires, que vous inscrivez au cœur de votre mission. Pourquoi intégrez-vous les enfants ?
  • En effet, nous avons eu pendant l’open, lundi 21 et jeudi 24 octobre, deux tournois des enfants des écoles primaires de la ville de Saint-Denis. Et je rends hommage au maire du chef-lieu qui a inscrit les échecs au cœur des activités des enfants, à la fois dans le temps scolaire et hors temps scolaire.

Bénéfique pour les plus jeunes

  • Comment cette activité s’articule-t-elle dans l’emploi du temps des enfants ?
  • Dans le temps scolaire, nous avons une convention intégrant l’enseignant, l’inspecteur d’académie, le directeur d’école et l’animateur – nous avons trois salariés en CDI – pour une douzaine de séances d’apprentissage des échecs. Hors temps scolaires, douze intermittents interviennent à la pose méridienne, plus sous forme de jeux. Nous parvenons à couvrir les 43 écoles primaires de Saint-Denis à raison d’une séance par semaine.
  • Que peuvent procurer les échecs, surtout aux enfants, que les autres disciplines ne peuvent prodiguer ?
  • Les échecs, surtout s’ils sont appris tôt, structurent l’esprit. Ils permettent, à partir d’une situation donnée, d’une position sur l’échiquier ou d’une stratégie de jeu, d’analyser et de prendre une décision par rapport au problème posé. N’oublions pas que le joueur est face à un adversaire. Le jeu d’échecs est un combat de l’esprit. C’est ce que rend ce jeu à la fois universel et captivant.

A l’issue de la dernière ronde, dimanche 27 octobre, c’est Benjamin Hercules (2182 Elo) qui mène la danse. Suivent David Rodier (2161 Elo), Alberto Gimenez Martinez (2225 Zlo), Maxime Triton (1835 Elo), Christian Hamon (2001 Elo), Sylvain Lorans (2116 Elo), Paul Rebut (1863 Elo) et Charles Roblet (2063 Elo). 54 joueurs inscrits.

Textes et photos: Jean Baptiste Cadet

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