La Saint-Pierroise n’affrontera finalement pas une Ligue 1 lors de ces 32ièmes de finale de Coupe de France, mais elle ira jouer en terre niortaise, club de Ligue 2. Sur le papier la rencontre semble déséquilibrée mais lorsqu’on y regarde de plus près, on se dit que Saint-Pierre n’a pas encore perdu. On vous explique pourquoi. 

Niort est un club professionnel, installé en Ligue 2 depuis quelques saisons déjà. Sauf que cette année, l’équipe végète dans les profondeurs du classement, et se bat pour ne pas descendre.

La Coupe de France n’est donc pas la priorité de ce candidat à la relégation. On l’a d’ailleurs constaté ce week-end : opposé à une modeste équipe de Régional 2 (Cournon), les Niortais n’ont pas forcément brillé, et ne se sont imposés que sur le score de 2 à 0.

En 2016, il y a déjà 4 ans, cette équipe a même été sortie par le club de Sarre-Union (National 3). C’était il y a une éternité, certes, mais c’est à souligner.

La Saint-Pierroise, elle, est en confiance. Elle reste sur un triplé historique à la Réunion, mais aussi sur deux performances notoires en Coupe de France : la victoire face à Jura SUD (N2) en novembre, et l’élimination de Thaon-les-Vosges(N3) ce week-end.

Les champions de la Réunion ont terminé leur saison, ils n’ont plus que la Coupe de France à jouer et n’ont pas d’autres préoccupations (contrairement à leur futur adversaire). Les partenaires de Jean-Michel Fontaine joueront donc sans pression, mais aussi sans obligation de résultat aux vues de l’écart de niveau par rapport à Niort.

Certes, le match aura lieu le 4 janvier, et les Saint-Pierrois n’auront pas joué depuis 1 mois… Mais on imagine (peut-être) que Christian Dafreville organisera quelques rencontres amicales, entre temps, afin de garder le rythme.

Nos champions devront se méfier d’Ibrahim Sissoko, auteur de 8 buts en Ligue 2 cette saison. Il faut aussi noter que l’effectif entraîné par Pascal Plancque est l’un des plus jeune du championnat, avec une moyenne d’âge de 23 ans.

Quoi qu’il en soit, même si Niort est le grand favori, la Coupe de France offre chaque année son lot de surprises. On l’a vu ce week-end avec les amateurs de Hombourg-Haut (R3), auteurs d’un exploit face à l’AJ Auxerre (L2). Saint-Pierre a donc le droit de rêver.

Texte: Kevin Payet
Photo: Pierre Marchal

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Installé à la Réunion depuis 28 ans. Après avoir exercé onze ans comme journaliste au Quotidien de la Réunion, puis fondateur d’une agence photographique MozaikImages regroupant 95 auteurs dans l’océan Indien mais aussi au Japon et en Australie, Pierre Marchal a opté en 2005 pour une activité free lance lui permettant de se consacrer à son sujet de prédilection : l’être humain.

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