Avec 5 000 km et 160 000 m D+, le volume est là ; moins, l’aura été la dynamique…

La dernière année de liberté, 2019, avait été bien remplie : 48 courses (45 podiums) ; avec une liberté réduite au 1er trimestre, seulement 8 courses dans des conditions normales en 2020 (8 podiums) ; à la faveur d’une laborieuse réouverture partielle des calendriers sportifs en juillet, 10 courses en 2021 (6 podiums), auxquelles s’ajoute une participation au défi « Everest sur les marches du temple Guandi » de Joris Jacquard.

Ouverture du bal en terre de trail par excellence, La Bretagne, avec des autorités qui ont le souci de ne pas trop impacter le sport par la crise Covid :

– « Trail de Guerlesquin », 1ère course officielle 2021 en mode rando/trail favorisant une reprise très soft, (4ème de cat, pour l’anecdote), alors qu’Arnaud Moisan, annoncé par Ouest-France, y performe ! Comme quoi notre récent « 100 km de La Réunion » l’avait bien boosté !

– « Marathon de Saint André des Eaux », 2ème de cat, un peu plus de rythme sur ce classique très bosselé, mais sur du 3h30 au lieu du 3h15 de la dernière fois. Ai couru une quinzaine d’éditions de ce 3ème plus vieux marathon de France, à chaque fois avec le même plaisir. Et les réunionnais y ont la cote!

Reprise sur La Réunion :

– « Diagonale des Fous », le rituel, très cool cette année… 26ème fois Finisher.

– Dans la foulée, « Boucle Parapente », en mode récupération active GRR, (5ème de cat)

– « Course de l’Ail », 2ème de cat.

– « Diab’athlétique », 2ème de cat.

– « Mafate Trail Tour », 2ème de cat, un aussi bon que beau et gros morceau !

– « Everest au temple Guandi » avec Joris Jacquard.

– « Trail de Villèle », retour soft sur le court après le MTT, (4ème de cat).

– « Foulées de la liberté », Saint Leu, 3ème de cat – veille du Trail Charrette.

– « Trail Charrette », 3ème de cat.

L’année avait commencé par un séjour en bivouacs de crapahutages autour du volcan.

Mi-janvier : nouveau séjour en bivouacs de sorties aussi confidentielles qu’acrobatiques autour de Bélouve.

Début février « Semi-marathon du Littoral » en OFF (à 6 pour respecter les restrictions : Laurence Servan-Fontaine, Béatrice Bit et Patrick Rubel, Eddy Paquiry, Mireille et moi).

Fin février, 50 km (environ 400 m D+) Bellepierre-Bocage en AR, vespérale escapade marronne à la mémoire de l’aventurier Floyd, pour défier le couvre-feu…

En mars, 3 marathons bosselés en 8 jours, suivis d’un D-Tour… (180 km – 3500 m D+)

En avril, les « 66 km 666 m » – un clin d’œil pour la course qu’Antoine Guillon s’est résigné à laisser tomber -, de Bellepierre à Grand Canal Saint-André.

En mai, AR de Bellepierre à Bras-Panon, 80 km, 700 m D+.

Début juin, Les « 100 km du Sud Sauvage », de Bras-Panon à Pierrefonds, Mireille fait les premiers 50.

Mi-juin, Le « Marathon des Mirmillons » (AR Barachois – Bocage) avec le dynamiteur archangélique Arnaud Moisan, Eddy Paquiry le néophyte du long, et Mireille Miss No-Limit.

Fin juin, les « 100 km de La Réunion », de Cap Méchant au Barachois avec Arnaud Moisan ; Mireille et Eddy font les 50 derniers km.

Quelques sommets dans les Hautes Pyrénées début août, ainsi que des BZH trips entre GR 34 et forêts celtes, ont précédé utilement une phase pré-GRR, avec un pic, en septembre, de 700 km.

Puis, enfin, un semblant de retour à la normale après la Diagonale – en dépit des 3 doses de vaccin qui ont bien plombé – pour ré-enchaîner les courses. Mais nombre d’entre elles ont été encore annulées que nous aurions bien aimé faire, avec des week-ends vides, alors que d’autres obligeaient à opérer un choix cornélien ; le tout dernier, nous avons fait 2 courses consécutivement… Bien inspirés d’en profiter, vu les nouvelles interdictions…

Ainsi s’achève une deuxième année encore largement marquée par la crise Covid, sans grand entrain, mais en essayant de maintenir une base de condition physique. Et il demeure incompréhensible que les « autorités » empêchent de nouveau l’accès à un atout sanitaire majeur de La Réunion, ses grands espaces ventilés et purs, pour y courir, y randonner, y bivouaquer… Renforcer sa santé tout en s’écartant des risques inhérents aux espaces citadins. Alors que les activités de pleine nature sont paradoxalement moins brimées dans une métropole où les espaces naturels sont souvent plus contraints, et avec une population moins jeune et plus vulnérable, les instances locales choisissent d’altérer durablement les conditions de vie, la santé physique et psychique des réunionnais, en les privant des pratiques et lieux les plus sains. Si nos « gouvernants » locaux ont oublié le principe des « maisons de changement d’air » de leurs prédécesseurs, à trop abuser sur les coureurs, traileurs, et autres amoureux de la nature, ils seraient bien inspirés de relire les récits de marronnages… En ayant joué le jeu des 3 doses vaccinales qui devaient nous rendre plus libres, c’est tout au contraire à un enfermement plus coercitif que nous sommes soumis… Y aura-t-il des meetings politiques sur piste ou hors stade ? Le coaching « Assis ! Debout (juste pour bosser et consommer)! Couché ! », me donne encore plus envie de courir…

Texte et photos Daniel Guyot

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Daniel Guyot
Daniel Guyot est le recordman absolu en termes de Diagonales achevées. En trente ans de grandes traversées depuis la Marche des Cimes, il est le trailer le plus assidu. A 60 ans, Daniel Guyot aura passé la moitié de son existence à courir après celle qui affole son palpitant depuis trois décennies. Une certaine Dame Diagonale. L'histoire de La Réunion étant intimement liée à celle de la Bretagne depuis les origines, il n'est finalement pas si étonnant que ça qu'un Breton le soit également à celles du Grand Raid.

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