Arrivé il y a quelques semaines à l’Excelsior en provenance de Kavala (Championnat grecque), Bertrand Robert revient petit à petit à la compétition.  Formé à Montpellier, passé par Guingamp et Lorient, il vient apporter son expérience au cœur de la jeunesse saint-josephoise. A 36 ans en novembre, le frère du très célèbre Laurent en a encore sous les crampons, et pourrait en surprendre plus d’un. Il revient à la Réunion par amour pour son île. Entretien. 

Gadiamb : Bertrand, après votre passage en Grèce, pourquoi être venu jouer à la Réunion à presque 36 ans ? 

Bertrand Robert : C’était mon petit rêve, tout simplement. J’ai toujours voulu revenir ici. J’ai eu la chance d’être devenu très tôt professionnel, mais je n’ai jamais eu l’opportunité de jouer dans le championnat de la Réunion. Aujourd’hui je suis là, et je suis vraiment heureux, je remercie d’ailleurs tous les joueurs de l’Excelsior et les supporters pour leur accueil chaleureux.

Votre frère Laurent Robert (ancien international, ex. PSG et Montpellier) vous a conseillé sur un éventuel retour à la Réunion ? 

Non pas du tout, c’était un choix totalement personnel. J’en ai plus discuté avec mon père dont je suis très proche.

Physiquement, comment vous portez-vous ? Vous avez vécu quelques pépins physiques à votre arrivée… 

Le problème, c’est que j’étais en vacances, et j’ai repris direct avec le club ! J’ai donc eu quelques pépins musculaires sans gravité… Cela n’a pas été facile, il faut que je me remette petit à petit à la compétition. J’espère que cela ira mieux avec le temps et que je pourrai tenir 90 minutes.

Quand vous étiez en Grèce, vous avez eu des contacts avec l’Excelsior ? Comment s’est déroulée votre arrivée ? 

Je n’ai pas été directement contacté par Saint-Joseph, ce sont plutôt des intermédiaires qui m’ont ouvert des portes. Cela s’est fait tout naturellement. Je voulais revenir, et on est venu me trouver. Je ne regrette absolument rien.

Le championnat grecque n’est pas très médiatisé, quel est le niveau réel là-bas ? 

C’est un bon niveau, il y a 4 ou 5 très bonnes équipes comme l’Olympiakos ou la Pana.. Ensuite ce sont des équipes plus moyennes, mais pas ridicules non plus.

Ce n’est pas encore du niveau de la Ligue 1 en métropole, mais je me souviens qu’avec mon club du Paok Salonique nous avons affronté le Pirée et le match était de très bonne facture. Le championnat de France est quand même un cran au-dessus.

Après quelques matchs, comment jugez-vous le niveau en Régionale 1 ? 

Franchement, il y a de très bonnes équipes. Le jeu est parfois physique, assez “rentre dedans”, il faut beaucoup courir. Ce dimanche, c’était la première fois que j’affrontais une équipe de haut de tableau avec mon équipe de l’Excelsior, et j’ai pu constater que la Jeanne d’Arc a beaucoup de qualités. Après c’est sûr que techniquement, il manque parfois quelques petites choses, mais bon… Si tout était parfait, les joueurs de ce championnat n’évolueraient pas à la Réunion, ils seraient surement en métropole ou à l’étranger !

L’Excelsior est votre dernier challenge ? 

Si je me sens bien, je ne vois pas pourquoi j’arrêterais. Je suis venu pour jouer, et me faire plaisir. J’ai vraiment envie de rester dans ce club, mais on verra ce que l’avenir me réserve.

Interview: Kevin PAYET
Photos: Pierre MARCHAL

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Installé à la Réunion depuis 28 ans. Après avoir exercé onze ans comme journaliste au Quotidien de la Réunion, puis fondateur d’une agence photographique MozaikImages regroupant 95 auteurs dans l’océan Indien mais aussi au Japon et en Australie, Pierre Marchal a opté en 2005 pour une activité free lance lui permettant de se consacrer à son sujet de prédilection : l’être humain.

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