C’est flanqué d’un copilote néophyte Marc Lauret que Vincent «l’ours» Séry sera aligné au départ du Rallye de Saint Joseph. Le pilote poursuit son apprentissage dans le baquet de gauche. Ce week-end, l’équipage avait du pain sur la planche avec la première session de reconnaissances permettant de retranscrire en notes le profil de cette troisième manche de la saison 2021.

« Mon copilote pour cette épreuve est Marc Lauret qui est un néophyte » rappelait le pilote. « Mon navigateur habituel Maxime Berthaud dispute le Grand Raid ce même week-end et je lui souhaite bonne course ».

C’est donc aux côtés d’un copilote rookie que Vincent évoluera le week end prochain dans le sud de l’île avec le numéro 50 sur les portes. « Je remercie grandement Marc pour accepter ce one shot ». démarrait Vincent. « Pour notre première session de reconnaisances tout s ‘est bien passé. On a bien travaillé et il nous reste à finaliser Mercredi » expliquait-il. En vue de cette avant dernière manche de la saison, le travail de préparation va en s’accentuant. « Je suis toujours en phase d’apprentissage el le travail en amont s ‘intensifie chaque fois avant chaque épreuve. Les notes se peaufinent, la lecture des trajectoires en course doit être de plus en plus précise » précisait Vincent.

Le Rallye de Saint Joseph comporte S terrains de jeux différents pour un total de 9 secteurs chronométrés. « C’est un parcours très rapide. Il faudra être hyper concentré du début à la fin et rester lucide ».

Avec une première étape constituée de deux passages d’un seul et même tracé (Terrass Bel Air) disputée de nuit, le droit à l’erreur ne fait pas partie des options. « Cette spéciale est une grande inconnue en course. Néanmoins, il y a un coup à jouer dans celle-ci. Il faudra être dans le coup tout de suite pour espérer signer un bon résultat final. Les autres terrains sont connus et j’ai une idée assez claire du rythme que je devrais adopter dans les autres ». Si d’un point de vue stratégique, l’approche de la course semble déroulée, la préparation mécanique reste un enjeu d’envergure pour le pilote. <<il y a de gros pièges sur ce rallye. Par exemple, dans la Crête (ES6 &8) on atteint des vitesses incroyables sur le plateau avant une grande descente où il sera impératif d’avoir un châssis et des freins au top ».

Compte tenu de l’approche du pilote, il paraît indéniable qu’il faudra performer d’entrée de jeu Vendredi soir. La préparation de la voiture suit donc son cours en fonction du prévisionnel établi. « On est en train de finaliser le châssis et le moteur doit démarrer ce soir Lundi. C’est un rallye qui sera long en kilomètres mais très compact en rythme. La voiture sera soumise à de grosses contraintes » expliquait le pilote. Toutefois, certains organes essentiels ont été passés au crible de l’équipe technique et du pilote lui-même de façon à disposer des meilleures chances possibles de disputer une belle épreuve jusqu’à son terme.

Le programe de préparation suit donc son cours logique pour ce pilote qui n’en est qu’à ses débuts puisque ce Rallye de Saint Joseph ne sera que le cinquième départ de Vincent en tant que pilote alors qu’il compte 25 départs dans le baquet de droite. Vincent est donc particulièrement bien placé pour connaître et comprendre l’importance de notes le plus précises possibles et facilement annoncées par le copilote

Photo Vincent Caillé

 

   Envoyer l'article en PDF   
Article précédentMaxime Dupuy : « Au top, génial, magique…»
Article suivantHuit jours de folie
Installé à la Réunion depuis 28 ans. Après avoir exercé onze ans comme journaliste au Quotidien de la Réunion, puis fondateur d’une agence photographique MozaikImages regroupant 95 auteurs dans l’océan Indien mais aussi au Japon et en Australie, Pierre Marchal a opté en 2005 pour une activité free lance lui permettant de se consacrer à son sujet de prédilection : l’être humain.

LAISSER UNE RÉPONSE

S'il vous plaît entrer votre commentaire!
Veuillez entrez votre nom ici