La deuxième surfeuse française à participer aux JO Pauline Ado a été sorti des huitièmes de finale juste après l’élimination de la Réunionnaise Johanne Defay. Des conditions météo loin d’être terrible avec un vent très perturbant n’a pas permis aux deux surfeuses d’exploiter tout leur potentiel. Reste en lice les deux Français dont le Réunionnais Jérémy Florès.

« Il y a deux émotions : une grosse déception que se dire le parcours des Jeux s’arrête ici pour moi. Je savais que j’avais une série difficile face à Sally (Fitzgibbons, ndlr) mais j’avais réellement les moyens de gagner cette série. D’un autre côté, je me suis sentie bien sur les vagues que j’ai eues. J’ai essayé de me créer des opportunités. Ça a été très difficile avec ce vent très fort. Mais difficile pour les deux. Je regrette de ne pas avoir eu une dernière vague correcte sur la fin. Je ne suis pas loin d’elle au final. Il me fallait une note moyenne à 5 points pour passer. Une vague avec un peu de mur m’aurait suffi, j’aurais pu le faire. J’ai bataillé, je suis sortie de sa priorité pour aller chercher une dernière vague. Malheureusement ça ne passe pas.

Ces conditions très médiocres ? On en “bouffe” pendant les compétitions (QS, ndlr) ou à l’entraînement en France dans des conditions ventées. Même si ça ne me garantissait rien car Sally connaît elle aussi très bien les beach breaks. Voilà, ce sont des sentiments partagés.

Si j’ai eu la pression d’être la dernière Française (après l’élimination de Johanne Defay plus tôt, ndlr) ? Je ne me suis pas dit ça. Je me suis dit que je n’avais vraiment rien à perdre dans cette série car je n’étais pas la favorite. Je suis partie dans cet état d’esprit. J’ai surfé très relâchée. C’est la série la plus relâchée des trois que j’ai faite. Il manquait juste un petit quelque chose (sourire).

Les Jeux Olympiques sont finalement passés très vite. L’événement contraste énormément avec les championnats du monde ISA qui durent 10 jours. On s’est préparé depuis longtemps pour les JO et ça va très vite. Je vais retenir l’engouement des gens pour les Jeux. On a reçu énormément de messages, beaucoup de personnes étaient derrière nous. C’était top d’avoir ce soutien. C’est là qu’on se rend compte de l’envergure des Jeux Olympiques. On est passé dans une autre dimension. »

Texte FFS
Photo : CNOSF/KMSP

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Installé à la Réunion depuis 28 ans. Après avoir exercé onze ans comme journaliste au Quotidien de la Réunion, puis fondateur d’une agence photographique MozaikImages regroupant 95 auteurs dans l’océan Indien mais aussi au Japon et en Australie, Pierre Marchal a opté en 2005 pour une activité free lance lui permettant de se consacrer à son sujet de prédilection : l’être humain.

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