La leçon de latin

La Squadra des plages a dicté sa loi de façon impitoyable lors d’un 13e Open International des Brisants à fort accent latin. Retour en images sur cette édition « al dente ».

Quand on se penche de plus près la composition du dernier carré de l’Open des Brisants, sur les deux tableaux, masculin et féminin, on dénombre en tout trois originaux. Au sein d’une cohorte de treize gladiateurs romains, un Brésilien de cœur (Font), un Arubéen d’adoption (Samardzic) et une délicieuse Vénézuélienne (Diaz) ont eu la chance d’apercevoir les demi-finales. Les Réunionnais, eux, ont déjà plié les gaules depuis un moment. Le chiffre XIII ne leur aura, pour le coup, pas été très favorable. Chez les messieurs, seul Guégano a atteint les quarts de finale de cet ITF 15 000 $ orchestré par les 3B.
Un bilan qui illustre assez bien le fossé qui existe encore aujourd’hui entre le niveau pratiqué à La Réunion et le très haut niveau mondial. Les Italiens règnent en maîtres sur cette discipline qu’ils ont eux-mêmes créée à la fin des années 70, rendant jaloux les Anglais, qui aimeraient bien pouvoir en dire autant avec le football. Il faut admettre que les « beach boys » de la côte nord-italienne étaient particulièrement inspirés sur le sable saint-gillois, en mars dernier.

« Vini, vidi, vici… »

Ceux qui n’aiment pas les noms se terminant en « i » sont priés de tourner la page. En finale, sur le central saint-gillois, deux maestros au geste juste et à la baguette précise, squattant actuellement les deux plus hautes marches dans la hiérarchie planétaire, ont survolé les débats. Michele Cappelletti & Luca Carli ont mis les points sur les « i » en collant notamment une bulle dans le 1er set à leurs frères de sable, Garavini/Giovannini. Vini, vidi, vici…
Les précurseurs au plan local que sont Bertrand Coulet, Stéphane Rétali, Jean-Michel Tynaire, ou encore Fabrice « Daf » Payet, avaient bien compris à l’orée de ce siècle l’importance d’aller exporter leurs raquettes, plus que rudimentaires à l’époque. Ils sont les premiers à être allés défier les ténors de Ravenne dans leur jardin. Grâce à eux, notamment, la province de Bourbon fait office de pionnière sur le territoire français. Le championnat de La Réunion – où seul le vainqueur décroche le passeport pour les France – est d’ailleurs beaucoup plus relevé, car beaucoup plus dense, que l’épreuve nationale.
À l’échelon mondial, chez les dames, la place est bien gardée avec cinq beacheuses 974 (Hoarau/Hoarau, Garnier, Bourdet, Coll) solidement installées dans le Top 30. En revanche, du côté des messieurs, la concurrence extérieure est beaucoup plus féroce. Guégano et Irigaray, no4 et no5 français, sont actuellement refoulés aux portes du Top 50 planétaire.

Jo LE GUEN

OPEN DES BRISANTS 2017

Finale hommes : Cappelletti/Carli (ITA) b. Garavini/Giovannini (ITA) 6-0, 7-6
Finale dames : Bachetta/Gaspari (ITA) b. Corbara/Valentini (ITA) 6-0, 7-6

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Pierre Marchal
Installé à la Réunion depuis 28 ans. Après avoir exercé onze ans comme journaliste au Quotidien de la Réunion, puis fondateur d’une agence photographique MozaikImages regroupant 95 auteurs dans l’océan Indien mais aussi au Japon et en Australie, Pierre Marchal a opté en 2005 pour une activité free lance lui permettant de se consacrer à son sujet de prédilection : l’être humain.

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