A 45 jours du départ du Grand Raid, les coureurs se posent bien des questions sur la tenue de la compétition. Et surtout dans quelles conditions vont ils pouvoir se lancer sur les sentiers réunionnais. Quid des conditions de départ, des ravitaillements, de l’assistance ? Autant de questions à quelques heures de la décision finale du Préfet de la Réunion Jacques Billant qui devrait s’exprimer et décider du maintien ou non du Grand Raid. Une annulation résonnerait comme un séisme dans le monde du trail. Mais ce que d’aucuns argumentent, en cas de maintien de la course, tient plus du plaisir de courir avec des conditions drastiques sur le plan sanitaire. Qu’en sera-t-il ? Daniel Guyot, qui demeure le coureur avec le plus grand nombre de courses à son actif s’exprime et propose quelques pistes de réflexion.

Pour Daniel, la remise des dossards peut être facilement organisée en respectant les distanciations. Il en est de même pour les arrivées et la fête finale à la Redoute.

Deux problèmes importants restent à considérer :

1 – Celui du départ. On pourrait regarder les temps de passage des coureurs lors des années précédentes à Montvert. A défaut, on demande à chacun de déclarer, comme pour les départs échelonnés sur les épreuves de kilomètres verticaux, son temps au 10 km. C’est un excellent indicateur pour classer les coureurs par groupes de niveaux, de sorte qu’il n’y ait pas de formation de trains, mais une parfaite fluidité avec de rares situations où des coureurs aient à en doubler d’autres. Après cette mise sur orbite ordonnée, la décantation sur le reste du parcours procède d’une distanciation satisfaisante, d’autant en milieu naturel bien aéré…

200 toutes les 10 minutes. Le départ s’étalerait ainsi sur 2 heures, – sur la base de 2500 potentiels partants, ça risque d’être moins dans le contexte… – et donc, les barrières d’arrivées, respectivement, entre 16 et 18h, le dimanche, ce qui est raisonnable.

2 – Celui des ravitos J’ai déjà fait des trails – je pense à l’ultra tour du Beaufortain en 2018 – où les ravitos se font tous les 20 km, et sur terrain autrement plus difficile qu’en Diag’, via la Pierra Menta et autres passages très délicats, avec névés, zones très accidentées, orages…. (Pour ce qui me concerne, je pourrais d’ailleurs parfaitement faire la Diag’ sans aucun ravito, avec mes gâteaux diététiques, graines, etc, et en utilisant les points d’eau disponibles ordinairement, alors je pense que demander une relative autonomie sur des sections de 20 à 25 km n’est pas incompatible avec une confortable progression…)

J’ajouterais qu’il serait opportun de supprimer les bases de vie urbaines (à Cilaos et La Possession) pour ne faire que postes en pleine nature comme au Maïdo. Ainsi il devient autrement plus sur de faire la course en Diag’ que d’aller faire ses courses en supermarché.

Daniel Guyot
Photos Pierre Marchal

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