La saison est longue est difficile pour l’ancienne gloire du foot péi.  Après la nouvelle défaite face à la Tamponnaise ce jeudi (0-1), les hommes de Djamel Bendouma sont bons derniers, et peinent à trouver leur vitesse de croisière.

Les statistiques sont terribles pour les sudistes :  avec 30 buts encaissés, ils possèdent la plus mauvaise défense du championnat.

Pourtant, Saint-Louis compte dans ses rangs des joueurs de talent. Redouane Dahri, Walid Chénine, Mohamed El Madaghri, Thierry Gorée… Des éléments d’expérience, tous passés par les plus grands clubs du championnat local. Oui mais voilà, la mayonnaise ne prend pas.

A la décharge des joueurs, les éléments extra-sportifs n’aident pas : Le club est en proie à de grosses difficultés financières, le stade habituel est en travaux et l’équipe doit évoluer à Petite-ile (dans un stade quasiment vide).

Alors quelles sont les solutions ? Une descente en régionale 2 serait un séisme pour ce club, qui perdrait une grande partie de son effectif, et sonnerait le glas d’une affluence déjà en berne.

Une relégation qui, en plus, ferait désordre politiquement parlant, quand on sait qu’une grande partie des finances du club dépend du bon vouloir de la majorité municipale.

A moins d’un an des élections, certains opposants n’attendent que ça.

Au classement, l’espoir est encore permis, car les verts ne sont qu’à 6 points du premier non-relégable (SDEFA), mais la dynamique semble cassée. Les semaines qui arrivent seront donc déterminantes, et les confrontations directes avec les autres candidats à la relégation également.

L’avantage qu’a peut-être Saint Louis, c’est d’être éliminé de la Coupe de La Réunion, l’occasion de se concentrer (uniquement) sur sa survie en Régionale 1.

Texte Kevin Payet
Photo Pierre Marchal

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Installé à la Réunion depuis 28 ans. Après avoir exercé onze ans comme journaliste au Quotidien de la Réunion, puis fondateur d’une agence photographique MozaikImages regroupant 95 auteurs dans l’océan Indien mais aussi au Japon et en Australie, Pierre Marchal a opté en 2005 pour une activité free lance lui permettant de se consacrer à son sujet de prédilection : l’être humain.

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