La « Ronde des Goyaviers » commence par un grand rond fraternel autour du maire de la Plaine des Palmistes, Johnny Payet, devant le bel hôtel de ville. C’est lui qui en donnera ensuite le départ à 7 heures tout rond, en ce frais dimanche du 29 mai.

Elle se poursuit en circonscrivant la plaine jusqu’aux pieds des montagnes alentours, via le bas de la rue des Arums passant sur Ravine Sèche à l’alti mini de 910 m, le début du sentier Piton de l’Eau, le début du sentier Piton Textor, pied du Piton Doré – passage à l’alti maxi de 1350 m -, le tour du Piton des Songes, avant une arrivée jugée au stade Adrien Robert.

– C’est là qu’auront lieu, après s’être désaltérés d’un bon jus de goyaviers offert, les remises des trophées aux rondeurs et couleurs du fruit en fêtes ; car ce trail constitue une entrée pour la grande manifestation prévue les jours suivants : les « festivités des goyaviers », 34ème édition…

Je ferai les trois quarts de la course en compagnie de l’aussi sympathique que vaillante Peggy Lopez, collègue de Mireille actuellement en vadrouille dans les pubs de Dublin… Ex championne du 800 m à l’AC St Paul, passée aujourd’hui à l’illustre club Dionysien, l’Entente du Nord, cette authentique athlète élite ne s’embarrasse pas de mes précautions dans les descentes techniques où je fais le dos rond – tel un goyavier mûr ne voulant pas tomber – avant de relancer en montée…

Il faut dire que ce sublime circuit – d’autant par un temps splendide qui nous a offert un défilé de belles vues -, alterne des parties roulantes avec des passages techniques et physiques sur 24 km avec 800 m D+. Il a été concocté par Max Hébert, randonneur chevronné, et Alain Rivière, ex coureur du CAPP, ayant initié l’association « Traileurs des Hauts » présidée par Mina Payet. Ils ont organisé cette première avec un fort soutien de la mairie et du département, auxquels se sont associés nombre de partenaires privés qui ont cru dans cette nouvelle épreuve, comme ces plus de 200 coureurs, partis têtes rondes sous les bonnets, revenus visages rouges d’efforts et de soleil, à l’image des goyaviers…

Parmi eux, deux athlètes métropolitains en vacances se sont distingués en remportant l’épreuve : Renaud Lebrun et Nicolas Baudry ; le Dionysien Matthieu Olivier fera 3ème. Chez les féminines, on retrouve dans l’ordre d’arrivée : Pauline Winer, Corinne Lebreton et Peggy Lopez. Dans la foulée de la rude « Salazienne » tout comme les amis Gilles Corré, – qui prendra une belle 17ème, 4ème M1 -, et Laurence Servan – qui récidivera sur la place de 2ème M0 -, je ferai un nouveau petit podium.

J’ai déjà fait pas mal de « Rondes » en course à pied à l’extérieur du département ; je pense d’emblée à la très célèbre « Ronde de Kérity » de 20 km près de Paimpol dans les Côtes d’Armor ; mais à La Réunion, bien que cette expression soit pourtant appropriée à pas mal de courses existantes, on s’en est le plus souvent tenu au terme générique de « Boucle »… Sans doute le succulent fruit rouge aux lisses rondeurs aura-t-il été d’une bonne suggestion…

La réussite étant là pour cette « Ronde des Goyaviers » inaugurale, – d’une ampleur inespérée au regard du contexte -, nul doute que ce beau trail s’installe durablement dans le calendrier. Excellent tracé, cadre exceptionnel, tradition et authenticité, ambiance particulièrement conviviale, organisation parfaite par les « Traileur des Hauts » avec toute l’expérience du monde associatif de sa présidente, Mina Payet, et de ceux qu’elle a su fédérer… Une ronde construite par des gens carrés qui ont su la mener rondement.

Texte Daniel Guyot
Photo Serge Pothin

   Envoyer l'article en PDF   
Article précédentMaxime Castillo : « Un rêve de gosse »
Article suivantDuru et Conradi remportent l’open de France de hossegor
Daniel Guyot
Daniel Guyot est le recordman absolu en termes de Diagonales achevées. En trente ans de grandes traversées depuis la Marche des Cimes, il est le trailer le plus assidu. A 60 ans, Daniel Guyot aura passé la moitié de son existence à courir après celle qui affole son palpitant depuis trois décennies. Une certaine Dame Diagonale. L'histoire de La Réunion étant intimement liée à celle de la Bretagne depuis les origines, il n'est finalement pas si étonnant que ça qu'un Breton le soit également à celles du Grand Raid.

LAISSER UNE RÉPONSE

S'il vous plaît entrer votre commentaire!
Veuillez entrez votre nom ici