A la recherche d’une nouvelle dynamique, le team de skate-Board de l’Equipe de France a entamé ce stage à La Réunion du 3 au 11 décembre sous les meilleurs auspices. Après le Sud et l’Est au Colosse, la petite équipe avait rendez-vous lundi matin au skatepark de Champ-Fleuri. Histoire de tester un nouveau lieu et de se confronter aux meilleurs locaux de la discipline. C’est aussi l’occasion de se préparer dans les meilleures conditions, sous le soleil de l’océan Indien pour tenter de performer lors des prochaines compétitions internationales afin de décrocher les quotas qualificatifs pour les JO de Tokyo de 2021 qui se déroulent du 23 juillet au 8 août.

Lundi 8h30 sur le skate-park de Champ-Fleuri. Les meilleurs réunionnais de skate-board sont déjà dans le bowl pour s’échauffer. Impatients de rencontrer les champions de France de la discipline. Mais il leur faudra patienter plus d’une heure avant de pouvoir les affronter dans une compétition toute amicale. Le club de Saint-Denis avait bien fait les choses pour cette matinée dédiée à une confrontation Réunion-Métropolitains. Hâte d’en découdre, les meilleurs Réunionnais n’avaient de cesse d’enchainer les figures. Antoine Sakalellerides du Cheeseskate avait mis pour l’occasion les petits plats dans les grands. Sono, DJ, boissons à volonté, tout était fin prêt pour accueillir les champions de France.

10h00 : la compétition peut enfin démarrer. Les rides et les figures dans le bowl vont s’enchainer et même Nathan, 8 ans, ne se laissera pas impressionner par les champions métropolitains. Les meilleurs réunionnais démontreront tout leur talent et seront bien loin de faire de la figuration, preuve s’il en est que de réels potentiels existent bel et bien chez nos skaters « péi ».

Pour Florent Balesta, entraîneur national, « à cette période de l’année nous nous déplaçons toujours en Californie afin de nous préparer au mieux. Mais crise sanitaire oblige, nous venons chercher ici à La Réunion, des infrastructures, un climat et une concurrence qu’il n’y a pas forcément ailleurs. Les conditions d’accueil ici sont idéales et nous remercions à ce titre la ligue réunionnaise de roller et de skateboard”.

Une semaine chargée pour la petite équipe dont tous les sportifs n’ont pas pu faire le voyage. Madeleine Larcheron, indisponible au moment du départ et Edouard Damestoy toujours bloqué au Brésil après un test positif au Covid ont dû renoncer à venir. Pas d’exhibition, pas de compétition hormis celle improvisée hier matin. L’ambiance est à la concentration et au travail afin de préparer au mieux les futures échéances en vue des JO de Tokyo. Un tour de l’île sur les spots de la Saline, Saint-Pierre, Saint-André et de Saint-Denis afin de se rendre compte du potentiel des skateparks que propose La Réunion. Et pourquoi pas de revenir chaque année. Pas de décalage horaire, une bonne insfrastructure devraient faire peser dans la balance le choix de La Réunion par rapport aux Etats-Unis. Car ce qui importe plus que tout pour Alain Nègre, DTN adjoint et directeur de la performance, « c’est l’esprit d’équipe qui s’exprime au travers d’une notion de famille. Le skate vient de la rue, on a besoin de le structurer pour performer à l’international et notamment aux JO ».

Texte et photos : Pierre Marchal

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Installé à la Réunion depuis 28 ans. Après avoir exercé onze ans comme journaliste au Quotidien de la Réunion, puis fondateur d’une agence photographique MozaikImages regroupant 95 auteurs dans l’océan Indien mais aussi au Japon et en Australie, Pierre Marchal a opté en 2005 pour une activité free lance lui permettant de se consacrer à son sujet de prédilection : l’être humain.

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