Les joueurs de la Saint-Pierroise arrivent ce mardi matin à Gillot. Il y a fort à parier que de nombreux supporters seront présents pour saluer leurs héros. A moins que la pluie ne vienne perturber les ardeurs des nombreux fans. Un retour qui va leur permettre de se ressourcer avant la reprise du championnat.

Deux jours après leur défaite face à Epinal, les Cigognes ont hâte de retrouver leur île. Tristes et déçus après leur élimination, les joueurs de Saint-Pierre ne pouvaient envisager pire scénario. L’exclusion du capitaine Jean Michel Fontaine, pièce maîtresse du dispositif de Cristian dafreville, après 15 minutes de jeu, et encaisser un but à trois minutes du coup de sifflet final dans la deuxième prolongation, nos joueurs sudistes ont joué de malchance. Ils méritaient de gagner. Résister aux assauts des Spinaliens pendant 110 minutes en effectif réduit à 10 contre 11 est un exploit. Ajoutez à cela, le froid qui a sans nul doute handicapé les Réunionnais, cela renforce encore un peu plus la chronique d’une défaite annoncée. L’histoire aurait sans doute été toute autre si le match s’était déroulé en terre réunionnaise.

Les supporters de la JSSP, après avoir découvert le nom du futur adversaire de leur équipe pour les 16es de finale de la coupe de France, auraient pu rêver de voir débarquer de métropole une équipe professionnelle et ses stars. Sur ce point, le règlement de la Fédération de Française de Football est très clair.

Pour le match de ces 16es de finale, ce sont les Spinaliens qui étaient opposés à la JSSP. Lorsque deux équipes sont séparées par au moins deux divisions d’écart, Épinal évoluant en N2 (Nationale 2) et la JSSP en DH (Division d’Honneur) – en l’état 4 divisions – le règlement de la Coupe de France prévoit en effet que le club situé à au moins 2 niveaux d’écart par rapport à son adversaire puisse avoir le bénéfice de recevoir son adversaire métropolitain.

En théorie, les Spinaliens auraient dû se déplacer sur l’île de La Réunion. Or, dans les faits, à partir des 32es de finale et l’entrée en lice des cadors de Ligue 1 et de Ligue 2, les clubs ultra-marins perdent systématiquement ce bénéfice. Les raisons invoquées par la Fédération française de football sont plus ou moins recevables : le coût d’un déplacement (supporté par la FFF) d’une équipe de top niveau loin de sa base, le calendrier très contraint pour les grosses équipes du haut de tableau qui doivent donc effectuer un déplacement lointain ou encore l’état des terrains sous les tropiques, de moins bonne facture qu’en métropole.

Texte: Pierre Marchal
Photos signées: Thierry Panthaleon

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