Pour cette huitième épreuve du trail de Minuit, ce sont plus de 1 200 participants qui se sont élancés samedi soir à La Possession. Cette épreuve initialement prévue en mai, n’a pas dérogé aux mesures sanitaires strictes incombant aux coureurs un masque au départ et à l’arrivée. Afin de parcourir 56 kilomètres pour un dénivelé positif de 3200 mètres dans le cirque de Mafate au départ de La Possession. C’est Johny Olivar qui l’a emporté, pour un bal masqué menant la danse dès mi-parcours et franchissant au lever du jour la place Festival de La Possession.

Pour Johny Lauret, président du Caposs et organisateur de l’épreuve, toutes les précautions pour assurer une bonne distanciation sociale et des règles sanitaires adaptées ont été prises. Les bénévoles masqués portaient des gants et aucun coureur ne pouvait se servir aux ravitaillements.

Johny Olivar est un homme discret. Un coureur concentré, méthodique, que personne n’a vu venir sur cette épreuve mafataise lui permettant du même coup de remporter le titre de champion de la Réunion de trail long, hier après sa deuxième place en février sur la Caldeira derrière Aurelien Escolano. A son arrivée après 6h18’56”de course, il en était d’ailleurs lui-même le premier surpris. Et pourtant même s’il figurait parmi les 10 favoris, la concurrence était rude avec la présence de Jean-Pierre Grondin, Romain Fontaine, Jean-Eddy Lauret, Stéphane Odule et Jean-Louis Robert qui avaient hâte d’en découdre bien décidés à ne pas laisser s’échapper le titre tant convoité. Un plateau relevé pour une course à la participation incroyablement élevée tant les appétits des trailers était grande pour retrouver la sensation de courir la nuit à travers les sentiers du cirque mafatais. Mais le Saint-Joséphois avait décidé de rester concentré et de gérer sa course le plus sereinement possible afin d’en maîtriser toutes les difficultés. Le pensionnaire du Cospi a ainsi effectuer une remontada dès la canalisation des Orangers, grignotant chaque adversaire jusqu’à prendre la tête de la course sans jamais rien lâcher. Jean-Pierre Grondin après avoir mené en tête se découragera pour laisser le champ libre à Olivar. Le quadruple vainqueur avouera à son arrivée avoir manqué d’entraînement et de ressources au sortir du déconfinement.

C’est une belle revanche pour le Saint-Josephois qui signe içi une très belle prestation après avoir connu une saison 2019 en pointillé après de multiples blessures lui ayant nécessité de longs mois de rééducation. Prochain rendez-vous sur le relais Zembrocal en octobre à l’occasion du Grand-Raid.

Chez les féminines, on retrouve en première position, Fleur Santos Da Silva qui bat un record de vitesse dans sa catégorie avec un chrono de 7h30’25 et la place en 23 ème position devant Emilie Maroteaux (7h44’28) et Hortense Bègue qui clôture le podium en 7h50’07 s’assurant ainsi la 34ème place du classement général.

Hortense Begue avoue avoir rencontré « une 1ère partie de course assez difficile où les jambes n’étaient pas au rendez-vous suite à des douleurs au ventre, mais il a fallu tenir au mental, jusqu’à ce que la forme revienne à Deux-Bras avant d’attaquer la montée. Comme quoi, il faut toujours croire en soi, et ne rien lâché jusqu’à la fin. Je termine avec un chrono qui me satisfait satisfaisant. Je suis ravie de ma course ».

Le prochain objectif pour Fleur Santos Da Silva sera le Trail de Bourbon en octobre. Un parcours de 112 kilomètres sur lequel elle va se préparer pendant deux mois.

Texte Pierre Marchal
Photos Gil Victoire

Résultats Hommes

  • 1/ Johny Olivar en 6h18’56
  • 2/ Jean Pierre Grondin en 6h34’05
  • 3/ Romain Fontaine en 6h43’44

Résultats Femmes

  • 1/ Fleur Santos Da Silva en 7h36’25
  • 2/ Emilie Maroteaux en 7h44’28
  • 3/ Romain Fontaine en 7h50’07
   Envoyer l'article en PDF   
Article précédentLa Sainte-Marienne en tête
Article suivantL’Excelsior ou l’effet Assati
Installé à la Réunion depuis 28 ans. Après avoir exercé onze ans comme journaliste au Quotidien de la Réunion, puis fondateur d’une agence photographique MozaikImages regroupant 95 auteurs dans l’océan Indien mais aussi au Japon et en Australie, Pierre Marchal a opté en 2005 pour une activité free lance lui permettant de se consacrer à son sujet de prédilection : l’être humain.

LAISSER UNE RÉPONSE

S'il vous plaît entrer votre commentaire!
Veuillez entrez votre nom ici