A peine le stage du Salvador refermé, le staff de l’équipe de France a les yeux rivés sur les championnats du monde ISA qui auront lieu du 29 mai au 6 juin au… Salvador !

« Notre prochain défi sont les Mondiaux du Salvador ! » Stéphane Corbinien, le directeur de la performance de la Fédération Française de Surf, a lancé le compte à rebours au soir même de la fin du stage du Collectif France féminin, en fin de semaine dernière au… Salvador. Venue dans le plus petit pays d’Amérique centrale pour sélectionner deux surfeuses et les préparer aux vagues de la Bocaña et d’El Sunzal, la délégation tricolore vise maintenant une performance dans un peu plus de six semaines sur les World Surfing Games.
L’équipe de France y sera au complet avec Johanne Defay, Jérémy Florès et Michel Bourez, ses trois surfeurs du CT déjà qualifiés pour les JO, et obligés de composter définitivement leur ticket pour Tokyo en passant par la case Salvador. Membre du CT en 2019, Joan Duru est lui aussi retenu pour ces Mondiaux. Forfait lors de l’édition 2019 au Japon, blessure au dos, le Landais ne pourra pas se qualifier pour les Jeux même s’il remporte les championnats du monde le 6 juin prochain. A moins que Florès ou Bourez ne soit forfait pour Tokyo, et dans ce cas, sa participation aux ISA devient obligatoire puisqu’il est le seul remplaçant français possible car éligible via le CT 2019.
« Nous voulons remplir le quota de quatre athlètes au maximum pour Tokyo ! »
« Ces Mondiaux sont un sacré défi puisque nous voulons remplir le quota de quatre athlètes maximum pour Tokyo, » explique Stéphane Corbinien. A ce jour, seuls trois pays sont au grand complet pour les Jeux. Avec deux dames et deux messieurs qualifiés pour Tokyo, les États-Unis, le Brésil et l’Australie ont fait le plein. La France et le Japon suivent de près avec trois surfeurs.
« Notre mission, fin mai au Salvador, sera de permettre à Vahiné Fierro ou à Pauline Ado de se qualifier (une seule Française pourra décrocher l’un des 7 derniers tickets olympiques mis en jeu, Ndlr). Durant le stage qui vient de se terminer, on a travaillé sur la logistique sur place. On va mettre nos athlètes dans les meilleures conditions pour une performance d’équipe qui va aider Vahiné et Pauline à performer. On va tout mettre en place pour les préserver pour qu’elles arrivent à décrocher cette place pour les Jeux. »
Stéphane Corbinien averti pour autant de la difficulté de la tâche. « Ces Mondiaux vont être très difficiles, prévient-il. Aller chercher la qualification pour une de nos deux filles ne sera pas un exploit mais un challenge particulièrement relevé. Le niveau général a considérablement monté. Avec le jeu des naturalisations, on voit bien que la confrontation sera très rude. Il n’y a plus de petits pays. Ceci dit, on reste lucide. Nos deux filles ont chacune les moyens d’aller chercher la place pour Tokyo. »

Texte et photo FFSurf

L’équipe de France
Messieurs : Jérémy Florès, Michel Bourez, Joan Duru
Dames : Johanne Defay, Vahiné Fierro, Pauline Ado

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Pierre Marchal
Installé à la Réunion depuis 28 ans. Après avoir exercé onze ans comme journaliste au Quotidien de la Réunion, puis fondateur d’une agence photographique MozaikImages regroupant 95 auteurs dans l’océan Indien mais aussi au Japon et en Australie, Pierre Marchal a opté en 2005 pour une activité free lance lui permettant de se consacrer à son sujet de prédilection : l’être humain.

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