La reprise des compétitions de foot inquiète. Si les grands ont ouvert la voie le week-end dernier dans le cadre de la Coupe régionale de France, les petits reprennent à leur tour avec une foultitude de questions en suspens.

Les présidents de clubs partagent leurs inquiétudes entre eux. Le contexte du Covid a déréglé la saison 2020 depuis le confinement des mois de mars-avril et c’est donc à la veille d’une reprise prévue ce week-end du 7 novembre que la parole de présidents de club se libère.

La première des incertitudes concerne le vrai faux huis clos qu’impose la mesure de limitation des rassemblements. La réalité va très vite s’imposer à eux. “Vu que ce sont très souvent les parents des jeunes joueurs qui assurent le transport des équipes, que vont faire ces parents lorsque, par exemple, dans mon cas, nos jeunes ont un tournoi de 13H à 18H demain samedi ? Les parents doivent rester au portail du stade tout ce temps ?”, souffle un président de club en attente d’un cadre défini.

L’incidence financière qu’engendre ces compétitions à marche forcée inquiète aussi. L’équation n’est pas difficile à comprendre. La mise en veille du sport pendant des mois a découragé les inscriptions dans les clubs aux quatre coins de l’île et donc des rentrées d’argent. Nous nous retrouvons avec plusieurs catégories d’âge avec pas assez de licenciés”, réplique un autre président de club de football.

Les doléances qui ont été remontées à la Ligue en milieu de semaine ont déjà produit leur effet. “Au niveau du championnat, la Ligue a promis de réduire les frais d’arbitrage de 20%. C’est déjà ça mais on est loin du compte”, nous partagent-ils leur ressenti.

Surtout que dans le même temps, l’enjeu a été remis à plus tard puisque dans certaines catégories, “ça ne monte pas et ça ne descend pas. Je ne mâche pas mes mots : c’est devenu inutile !”, affirme ce président en parlant du fait que le classement sera gelé au cours de cette saison tronquée. Quid alors de l’intérêt si ce n’est de faire jouer, tout en ayant que des frais et aucune recette à côté.

“On est un peu déçus. Et si on ne joue pas, on risque d’être pénalisés par l’instance pour s’être désengagés”, résument-t-ils le dilemme dans lequel leurs clubs sont pris. “Je suis pour une reprise du foot mais pas n’importe comment”, ajoutent-ils.

Photo Pierre Marchal

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Installé à la Réunion depuis 28 ans. Après avoir exercé onze ans comme journaliste au Quotidien de la Réunion, puis fondateur d’une agence photographique MozaikImages regroupant 95 auteurs dans l’océan Indien mais aussi au Japon et en Australie, Pierre Marchal a opté en 2005 pour une activité free lance lui permettant de se consacrer à son sujet de prédilection : l’être humain.

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