Le skipper qui participait en Vendée Globe et dont le bateau a chaviré lundi dernier a été récupéré par le bâtiment militaire Le Nivôse. Il arrive ce matin à La Réunion.

Kévin Escoffier est l’un des concurrents du Vendée Globe, mais il a chaviré lundi 30 novembre dernier. Le navigateur originaire de Saint-Malo a été victime d’un naufrage dans le Grand Sud. Un autre participant de la course autour du monde lui est d’abord venu en aide. Jean Le Cam l’a récupéré dans un premier temps avec que le skipper soit pris en charge à bord du Nivôse.
Le Préfet de La Réunion, Jacques Billant, s’est rendu au Port Est où le Nivôse a amarré. Il a accueilli en personne Kévin Escoffier.

“Je vais bien. Cela a été dix jours intenses. Je suis passé d’un bateau cassé en deux, à un radeau de survie, puis au bateau de Jean Le Cam et le Nivôse. Il y aura des obligations à suivre à La Réunion, c’est normal. Je suis partagé entre la déception de m’être arrêté et la performance sportive parce que j’étais en 3e position lorsque mon bateau s’est cassé. J’espère ne pas rester sur cet échec.”

“Je veux vraiment remercier l’équipage du Nivôse qui m’a très bien accueilli. J’ai découvert un autre métier, ça m’a permis de penser à autre chose. C’était très confortable, j’ai participé à la vie à bord. La Marine nationale est toujours là quand on a des problèmes pour nous identifier, là c’est une frégate qui est venue me chercher avec une très belle manoeuvre dans les mers du Sud, ce qui n’est jamais anodin.”

Kévin Escoffier explique qu’il quittera La Réunion ce samedi pour se rendre en métropole. Il devrait ensuite dès le 17 décembre retourner en Vendée pour faire le point sur la prochaine édition avec son sponsor.
Le Floréal, revient d’une mission de 45 jours dans le nord de l’océan indien dans le cadre de la Combined Maritime Forces (CMF), coalition navale multinationale créée à la suite des attentats du 11 septembre 2001 et à laquelle participent 33 nations. Déployée également au titre des missions permanentes de surveillance, de renseignement, de contrôle de la navigation et de surveillance des pêches, le bilan global de la frégate est extrêmement positif. Son action déterminée au sein de la coalition, saluée par nos Alliés, a permis en particulier de saisir plus de deux tonnes de stupéfiants.

La frégate Nivôse revient d’un déploiement de plusieurs semaines dans le cadre de patrouilles visant à affirmer la souveraineté de la France dans les zones économiques exclusives (ZEE) des îles Eparses et Australes.

PHOTOS: MARINE NATIONALE

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Installé à la Réunion depuis 28 ans. Après avoir exercé onze ans comme journaliste au Quotidien de la Réunion, puis fondateur d’une agence photographique MozaikImages regroupant 95 auteurs dans l’océan Indien mais aussi au Japon et en Australie, Pierre Marchal a opté en 2005 pour une activité free lance lui permettant de se consacrer à son sujet de prédilection : l’être humain.

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