Le Réunionnais fait l’objet d’un portrait dans le journal sportif l’Equipe. Il revient sur les critiques en début de saison et n’hésite pas à ironiser sur les moqueries dont il a fait l’objet, même à La Réunion.

Dimitri Payet a été interviewé par le journal l’Equipe dont il fait la grande Une à l’approche du milieu de la saison. Le Réunionnais revient sur un début de saison marqué à la fois par un manque de rythme et des performances décisives dans les dernières semaines. L’un des premiers sujets abordés est la campagne marseillaise sur le plan européen. Les Phocéens ont été éliminés dès le premier tour et ratent la qualification pour l’Europa League. Ils ont même battu le record de série de défaites dans la compétition.

Mais alors que tout semble perdu, face à l’Olympiakos, Dimitri Payet marque ses deux premiers buts sur la scène européenne et permet à son équipe de gagner son seul et unique match de la saison en Ligue des Champions.

Il déclare à L’Equipe: “C’était emmerdant, d’autant que j’étais là aussi pour les six défaites d’affilée en 2013. Mais on n’a pas été au niveau, tout simplement. On n’a pas mis un seul but dans le jeu. ”

Je n’avais pas le niveau

Dimitri Payet revient ensuite sur le début de saison où la star de l’Olympique de Marseille a même été mise sur le banc par l’entraîneur.

Quand tu n’es pas bon, tu vas sur le banc, c’est comme ça. (…) Je ne pouvais pas lui en vouloir. Je n’avais pas le niveau“, révèle-t-il à L’Equipe.

Humble, le Réunionnais évoque son statut et ajoute: “Je ne suis pas Dieu non plus. Il m’a prévenu que je n’allais pas commencer parfois.

Il revient sur son manque de forme en début de saison et évoque le confinement: “Il y a eu une préparation tronquée, des matches de suspension, le Covid qui a pu jouer aussi sur ma forme.”

Dimitri Payet répond ensuite à la question d’un éventuel surpoids : “J’ai le même poids qu’il y a quelques semaines mais entre-temps j’ai marqué des buts (contre Nantes, 3-1, le 28 novembre, et l’Olympiakos, 2-1, le 1er décembre). Quand je marque, je maigris en fait (ironique). Il faut toujours trouver une raison quand je suis moins décisif. Mais moi, je sais qu’il n’y a pas de soucis à ce niveau-là. C’est sûr que j’avais moins de jus. Mais c’était aussi dans la tête. C’est comme ça que ça marche, il faut que je marque des buts et que je sois décisif. Et ça va revenir.”

Il évoque ensuite les critiques : “Avec moi, il y a toujours un truc à dire, que je sois bon, pas bon, mince, gros. Mais c’est plus excitant qu’une carrière lisse. (…) Pour moi, c’est un jeu. Je ne me plains pas. Je lis, je regarde, j’écoute ce qui se dit sur moi et parfois même j’en rigole. Je ne peux pas répondre à tout le monde et de toute façon ça ne servirait à rien. C’est sur le terrain qu’il faut répondre. Regardez, en marquant trois buts, j’ai perdu 4 kilos…


Dimitri Payet et le moukatage du PSG

Le Réunionnais assure ne pas regretter s’être moqué dans un tweet de la contre-performance du PSG en finale de la Ligue des Champions : “Ça fait partie du jeu, il ne faut pas le prendre au premier degré. Mais je me suis rendu compte d’une chose : ce n’est pas le PSG qui m’a répondu (…) Non, ma surprise, c’est qu’il y ait autant de supporters de Paris dans les médias.

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Installé à la Réunion depuis 28 ans. Après avoir exercé onze ans comme journaliste au Quotidien de la Réunion, puis fondateur d’une agence photographique MozaikImages regroupant 95 auteurs dans l’océan Indien mais aussi au Japon et en Australie, Pierre Marchal a opté en 2005 pour une activité free lance lui permettant de se consacrer à son sujet de prédilection : l’être humain.

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