Battues en finale par la Nouvelle-Zélande, les Bleues sont reparties de Tokyo avec la médaille d’argent. La première distinction de l’histoire du rugby à 7 français aux Jeux Olympiques. La Réunionnaise Caroline Drouin faisait partie du voyage.

Les filles de France 7 féminin, vice-championnes olympiques, ont posé le pied sur le sol français. L’occasion pour elles d’échanger avec leurs supporters ainsi que leurs proches. Séquence émotion garantie !
Il est presque 5h lorsque les portes s’ouvrent au terminal 2E de Roissy. Le moment choisi par les filles de France 7 pour sortir le visage resplendissant et la médaille autour du cou. Si l’avion a bien atterri, les Bleues semblent encore dans les airs au regard des sourires illuminant l’aérogare. Le résultat évident d’une médaille d’argent aux Jeux Olympiques. En réalisant pareille performance, elles rentrent à jamais au panthéon du sport français. Elles sont les pionnières d’une discipline, les premières médaillées olympiques de l’histoire du rugby tricolore.
A les écouter, elles ne semblent pas encore totalement réalisées ce qu’elles ont accompli. « Ils ont été courageux de venir si tôt. Après, on est contentes de rentrer mais il nous tarde tout simplement de retrouver un petit peu nos proches et de voir tous les supporters français. On ne se rend pas encore compte de l’engouement donc nous espérons que la journée d’aujourd’hui va nous aider à cela » déclare Camille Grassineau. Après avoir été reçues au CNR de Marcoussis par les collègues du XV de France féminin en stage et des élus, la délégation file au Trocadéro échanger avec les supporters et leurs proches. Un moment de partage apprécié par toutes à l’image d’Anne-Cécile Ciofani « Je n’ai pas trop de mots finalement parce-qu’on passe d’une émotion à l’autre en une fraction de seconde. Cela reste fabuleux ce que ce qu’on a produit et c’est ce dont on se rend compte ici ».

Cette journée est aussi l’opportunité de découvrir des facettes du métier encore inconnus pour ces médaillées de l’Olympe. « Tous les supporters qui nous sollicitent ou les médias c’est quelque chose qu’on ne connaît pas forcément; c’est tout nouveau pour nous et on est vraiment ravi de découvrir ce sport et d’avoir ramené la plus belle des médailles aux yeux en tout cas à la maison. Cela restera gravé au maximum dans nos mémoires alors nous allons en profiter » s’exprime Anne-Cécile Ciofani. La deuxième marqueuse du tournoi olympique n’en oublie pas pour autant l’enthousiasme à l’idée de retrouver leurs familles. « C’est une émotion grandissante parce que nos proches nous soutiennent forcément à chacun de nos tournois, à chacun nos déplacements mais ils le font de loin et là le fait qu’il fasse déplacement pour nous aujourd’hui c’est magique, en fait ça rend la chose beaucoup plus réelle et nous avons hâte de partager ça avec eux ».
Au Trocadéro, les familles des joueuses arrivent au compte-goutte et à chaque fois c’est l’occasion d’une séquence émotion. Les filles partagent avec leurs proches, montrent leurs médailles tout en immortalisant l’instant. Ensuite, le moment est venu de signer le mur des médailles quelques instants avant de monter sur scène afin de partager une fois de plus avec les supporters venus partager avec elles. Après avoir vécu la journée à leurs côtés, on peut facilement dire que l’argent peut aussi faire le bonheur.

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Installé à la Réunion depuis 28 ans. Après avoir exercé onze ans comme journaliste au Quotidien de la Réunion, puis fondateur d’une agence photographique MozaikImages regroupant 95 auteurs dans l’océan Indien mais aussi au Japon et en Australie, Pierre Marchal a opté en 2005 pour une activité free lance lui permettant de se consacrer à son sujet de prédilection : l’être humain.

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