La Réunionnaise Melvine Malard a un parcours à la Wendie Renard, son modèle de toujours. Arrivée très jeune à l’OL, l’attaquante de seulement 20 ans s’est fait petit à petit une place dans l’effectif pro après une parenthèse réussie à Fleury. Les médias de l’OL l’ont rencontrée pour qu’elle raconte ses origines, son parcours, son premier but face à la Juventus et surtout ses ambitions.

« Melvine, tu es originaire de la Réunion. Quel lien entretiens-tu avec ton île ?
C’est important pour moi. C’est mon île natale. Il y a toute ma famille, mes amis et cela représente mon enfance.

Pourquoi le football ?
J’ai découvert le foot dans mon quartier, dans un parc près de ma maison. J’étais avec mes copains. Ce sont des bons souvenirs. Je me souviens aussi jouer dans la cour d’école. Ce n’était pas un souci de jouer qu’avec des garçons. J’étais un garçon manqué. Ma mère savait où j’étais quand il fallait venir me chercher. Mon père m’avait inscrit dans plusieurs sports. J’ai fait du handball avec ma sœur, de la boxe, du karaté. Mais finalement, c’était le football qui était le plus important pour moi. On célébrait nos buts avec les copains. J’étais heureuse quand je jouais. C’étaient des moments incroyables.

De qui t’inspirais-tu à cette époque ?
De Wendie Renard. Je la suis depuis toute petite. Elle était venue à l’OL très jeune, elle venait de la Martinique. C’est un peu mon parcours aujourd’hui. Elle est vraiment un modèle pour moi depuis le début. J’ai vraiment pensé au monde professionnel quand j’ai quitté la Réunion pour signer à l’OL.
Quels ont été tes premiers contacts avec l’OL ?
Je me souviens du moment où j’ai été appelé. C’était lors de la Coupe nationale à Clairefontaine, j’étais avec ma sélection de la Réunion. Il y avait Sonia Bompastor. J’ai été la meilleure joueuse pendant le tournoi et elle est venue me parler. Elle m’a demandé le contact de mes parents. Ma mère a reçu un coup de fil une semaine après. J’avais deux mois pour réfléchir. Et la décision a été prise en deux jours. A ce moment-là, j’ai 14 ans. Je ne me suis pas posée de questions. Je voulais essayer. Je n’ai même pas pensé au froid. Mais c’est dur quand même (sourire).

Tes débuts loin de la Réunion ont t’ils été difficiles ?
Oui. Je suis venue toute seule, habiter avec une cousine. Ce n’était pas facile mais j’ai toujours su ce que je voulais faire dans la vie. Donc je connaissais la direction, le chemin. Dans la difficulté, je me dis que j’en ai vu d’autres. J’ai découvert une Academy très professionnelle, de haut-niveau. J’ai mon petit frère qui est à l’OL aussi. Il a 13 ans. Je lui dis que l’école est très importante, qu’il n’y a pas que le foot. L’OL te suit. L’Academy est une bonne formation.

Tu as depuis fait du chemin. Quel regardes portes-tu sur cette évolution ?
J’ai vécu des grands moments comme jouer la Champions League. Je me souviens de mon premier but avec l’OL face à la Juventus. Cela reste gravé dans ma mémoire. C’est un début. Je ne me repose pas là-dessus. C’est derrière. Il faut maintenant rester dans l’équipe et tout donner. Le fait d’être appelée en équipe de France A montre que le travail paie. C’est une grande fierté. Il faut toujours aller chercher mieux. Cette motivation me vient aussi de Wendie (Renard). Tous les jours, elle me parle. Ses mots me font du bien, me motivent chaque jour. »

Interview : OL
Photos : Pierre Marchal et Damien LG

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Installé à la Réunion depuis 28 ans. Après avoir exercé onze ans comme journaliste au Quotidien de la Réunion, puis fondateur d’une agence photographique MozaikImages regroupant 95 auteurs dans l’océan Indien mais aussi au Japon et en Australie, Pierre Marchal a opté en 2005 pour une activité free lance lui permettant de se consacrer à son sujet de prédilection : l’être humain.

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