Tous les ans, l’ancien tennisman Yannick Noah fait le voyage jusqu’à La Réunion pour faire la promotion du tennis dans les quartiers à travers son association « Fête le mur » qu’il a créé il y a 25 ans. Jeudi 3 décembre 2020, il s’est rendu à Saint-Denis à l’école élémentaire de Champ-Fleuri afin d’y rencontrer les enfants et taper la balle. Séquence émotion.

L’ancien tennisman s’est rendu hier à l’école de Champ-Fleuri dans le cadre de son association Fête le mur qui aide les jeunes de quartiers défavorisés à découvrir le tennis. Après avoir chanté, discuté et déjeuné avec les marmailles, l’ancien vainqueur de Roland Garros a initié les marmailles à ce sport qui lui a tant donné.

L’excitation était à son comble dans la cour de l’école de Champ-Fleuri. Près de deux cents enfants arborent leur t-shirt aux couleurs de l’association Fête le mur de Yannick Noah, prêt à lui montrer le fruit de plusieurs jours de répétition. Finalement le chanteur arrive et les élèves ont commencé à entonner son tube “aux armes aux citoyens” avec une telle ferveur que l’ex-joueur de tennis s’est joint à la fête. Avec sa légendaire bonne humeur, Yannick Noah a rapidement fait comprendre à la jeune génération pourquoi il est toujours l’une des personnalités préférées des Français.

Yannick Noah s’est ensuite présenté dans plusieurs classes de l’école pour échanger avec les enfants. Avec gentillesse et bonne humeur, il a raconté sans filtre son histoire et a répondu à toutes leurs questions. Il a notamment expliqué comment les difficultés à pratiquer le tennis durant son enfance au Cameroun lui ont donné l’idée de créer l’association Fête le mur, qui permet aux enfants de quartiers difficiles de pouvoir s’essayer au tennis.

Après cette rencontre, direction le Tennis Club municipal de Champ-Fleuri pour un repas en compagnie des enfants, enseignants et éducateurs du club. Peu impressionné et mis en confiance par la gentillesse du personnage, les marmailles s’adressaient à lui comme à un membre de leur famille. Le repas fini, c’était l’heure pour l’ancien vainqueur de Rolland Garros d’apprendre les rudiments de la balle jaune à des enfants toujours aussi dynamiques malgré la chaleur écrasante.

Amoureux de La Réunion, Yannick Noah “se sent de la famille” lorsqu’il vient sur l’île. Si son voyage comporte une partie vacance, l’ex-champion ne chôme pourtant pas depuis son arrivée. Il est en effet venu pour les besoins de l’association Fête le mur qu’il a créé il y a 25 ans. L’objectif est de démocratiser le tennis dans les quartiers, où souvent ce sport est peu pratiqué, car considéré comme un sport pour les classes supérieures. Aujourd’hui, Fête le mur est présent dans 110 quartiers de France, dont 4 à La Réunion.

Si Saint-Paul a eu la primauté d’être la première ville à accueillir un site de l’association sur l’île, 3 autres ont vu le jour récemment. David Fagel, le responsable du site de Saint-Denis fait partie de ces bénévoles qui veulent “aider par les valeurs du sport et du tennis en particulier à insérer” les jeunes. La visite de Yannick Noah est donc un atout précieux pour le site de St-Denis qui a ouvert ses portes en août dernier. “Il (Yannick Noah) avait envie de nous accompagner et de marquer le coup sur les actions de Fête le mur à La Réunion” précise-t-il.

Aujourd’hui, l’association est présente à La Réunion à Saint-Paul (2 sites), Saint-Denis et St-Joseph, mais d’autres sites devraient ouvrir prochainement, notamment dans l’Est. Entre 700 et 800 jeunes ont pu découvrir le tennis grâce à l’association. Celle-ci va aider à accompagner les futurs talents.

Et qui sait, peut-être qu’un de ces enfants rappellera au monde que Rolland Garros était bien un marmaille la kour.

Texte Anakaopress
Photos Pierre Marchal

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Installé à la Réunion depuis 28 ans. Après avoir exercé onze ans comme journaliste au Quotidien de la Réunion, puis fondateur d’une agence photographique MozaikImages regroupant 95 auteurs dans l’océan Indien mais aussi au Japon et en Australie, Pierre Marchal a opté en 2005 pour une activité free lance lui permettant de se consacrer à son sujet de prédilection : l’être humain.

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