Le 21 novembre 2021, à l’occasion de leurs 20 ans, en partenariat avec la Mairie de Sainte-Suzanne, la CINOR et le Comité Régional Olympique et Sportif Réunion, l’agence Chancegal organise une manifesta-tion sportive et ludique ouverte à tous les publics. La Commune de Sainte-Suzanne ouvre les portes du site du Bocage pour la réalisation de cette journée de festivité.

Au programme, des initiations et découvertes à réaliser en équipes mixtes des différentes pratiques sportives présentes, des tables rondes et échanges avec les actrices et acteurs locaux sur les avancées de la mixité, de l’égalité femmes hommes dans le sport réunionnais et sur les chantiers à mener. Avec plus d’une quinzaine de disciplines et activités proposées, cet évènement unique offrira l’opportunité à beaucoup de découvrir le sport d’une autre manière et des disciplines moins médiatisées.

Ces différents ateliers sont animés et encadrés par les structures suivantes :
Ligue réunionnaise de handball
Ligue de pelote réunion
Comité Réunion canoekayak
FAEMC CRR -Comité Régional Réunion
Ligue Réunionnaise d’athlétisme
Ligue Réunionnaise de volley ball
Cercle Escrime La Buse
Ligue Réunionnaise Savate Boxe Française et des Disciplines Associées
Ligue Réunionnaise de Tchoukball
UFOLEP Réunion
USEP Réunion
FC Bagatelle Sainte Suzanne
Ligue réunionnaise du jeu d’échecs
Moringue Sainte Suzanne
Comité régional de boxe
Cecifoot Réunion
Club Omnisport de Sainte Suzanne
Durant la table ronde les thèmes suivants seront abordés
Un état des lieux de la place accordée à la Mixité dans le sport à la Réunion
Un partage des bonnes pratiques et des expériences sur cette thématique
L’identification de leviers pour faire avancer les pratiques

CHANCEGAL FÊTE SES 20 ANS
Le sport, un nouveau domaine à investir pour CHANCEGAL
Proposer une pratique physique et sportive en mixité peut sans doute apparaître peu innovant et ambitieux en 2021 tant la mixité entre les filles et les garçons est considérée, par beaucoup, comme une évidence.
Pourtant, cette mixité est encore loin d’aller de soi. Dans le cadre sportif, les principes de l’organisation des pratiques sportives, dès le 19ème siècle, étaient ceux de la séparation des femmes et des hommes dans la pratique, et de la différenciation des manières de pratiquer selon le sexe (aménagement des règles).
Au cours du 20ème siècle, les femmes ont dû conquérir leurs droits pour accéder à de nombreuses pratiques et compétitions sportives, puis d’y être considérées et reconnues avec la même valeur que les hommes. Ce combat n’est malheureusement pas fini.
Les inégalités de traitement, de reconnaissance et d’accès à tous les sports sont encore nombreuses. C’est particulièrement vrai dans les quartiers en politique de la ville, où la précarité sociale et la répartition tradi-tionnelle des rôles sociaux font davantage obstacle à l’égalité réelle entre les femmes et les hommes : les filles ont accès à moins d’activités que les garçons, celles-ci sont souvent peu adaptées à leurs motivations, elles se déroulent la plupart du temps entre filles, et les rares situations de mixité sont vécues comme une « véritable épreuve ».
De même en EPS où les travaux scientifiques montrent que les pratiques en mixité ne sont pas exemptes de stéréotypes, de croyances sur la différence des sexes, et de manifestations de la domination masculine. Ainsi, réunir des filles et des garçons dans une même pratique sportive, en même temps et au même endroit ne fonctionne pas comme par magie.
Or, les corps sont le résultat des expériences vécues et toujours en devenir. Tous les corps, de femmes comme d’hommes, ont les mêmes registres de ressources physiques, que celles-ci sont plus ou moins développées du fait de l’entraînement et que le sexe ne dit pas tous des prédictions ou limitations des per-formances.

D’autres facteurs comme l’entraînement, la motivation et la maîtrise de techniques efficaces distinguent davantage les individus entre eux dans l’acquisition de compétences. Il est bon de rappeler que les performances ne se réduisent pas à l’expression de la force, la puissance ou la vitesse mais que d’autres capacités physiques sont nécessaires dans la production de performance : l’adresse/précision, la souplesse, la résistance, l’agilité dont il ne faut sous-estimer l’importance. Enfin les facultés cognitives (prendre de bonnes décisions), émotionnelles (gérer le stress), sociales (trav-ailler avec les autres) et méthodologiques (élaborer des stratégies) contribuent également à la production de performances et sont elles aussi mobilisables chez les filles comme les garçons. Pour toutes ces raisons CHANCEGAL souhaite s’associer aux instances sportives de la Réunion en appor-tant son expertise de l’égalité femme/homme afin de travailler à déconstruire les stéréotypes pour favoriser les pratiques sportives dans la mixité.
Le site du Bocage comme une évidence
Pour cette manifestation nous avions envisagé le site du bocage à Sainte Suzanne car avec son plan d’eau et ses équipements sportifs , celui-ci offre toutes les conditions nécessaires à l’organisation que nous souhai-tions mettre en place. Nous sommes donc entré.es en contact avec la mairie de Sainte Suzanne qui a tout de suite montré son profond intérêt pour notre projet et depuis son engagement à nos côtés est entier.
La CINOR s’est égalemement associée à notre projet avec la mise à disposition du Stade en Eaux vives.

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Installé à la Réunion depuis 28 ans. Après avoir exercé onze ans comme journaliste au Quotidien de la Réunion, puis fondateur d’une agence photographique MozaikImages regroupant 95 auteurs dans l’océan Indien mais aussi au Japon et en Australie, Pierre Marchal a opté en 2005 pour une activité free lance lui permettant de se consacrer à son sujet de prédilection : l’être humain.

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