Entre une performance XXL contre Lorient et un dossier lui étant entièrement consacré, Dimitri Payet est porté aux nues par le plus grand journal sportif du pays. L’occasion pour le capitaine de l’OM de se dévoiler un peu et de revenir sur certaines polémiques dont il a été l’objet ces dernières années.

“Le Boss”, “l’indispensable”, les louanges du journal L’Équipe ne manquent pas ce lundi matin sur Dimitri Payet. Le premier journal sportif français semble avoir retrouvé son amour pour le joueur réunionnais, qui ne cesse d’être flamboyant depuis le début de saison.

Dans une équipe totalement métamorphosée durant l’intersaison, le capitaine est le repère pour ses coéquipiers. Mieux, dans une équipe qui se base sur le déséquilibre constant, le Réunionnais est la pierre angulaire. La performance de Dimitri Payet face au FC Lorient hier soir n’a fait que confirmer ce choix.

Lors de la victoire des siens 4 à 1 face aux Merlus, le capitaine de l’OM a été impliqué dans tous les buts de son équipe. Pour faire simple, en 6 matchs de championnat cette saison, il a inscrit 5 buts et 4 passes décisives. Cela représente un but toutes les 49 minutes pour l’OM lorsque Payet est sur le terrain.

Un renouveau que le Saint-Philippois expliquait vendredi dernier dans les colonnes de L’Équipe vendredi dernier.
Dimitri Payet ne cache pas que derrière cette forme olympique se cache la patte d’un homme : Jorge Sampaoli. Le technicien argentin a su trouver les mots pour remotiver le Réunionnais. “Il m’a juste demandé d’être moi-même et d’être heureux”, souligne le joueur. Une consigne qui porte ses fruits.

Il est également revenu sur les différends qu’il a eus avec ses anciens entraîneurs (Rudi Garcia et André Villas-Boas). Dimitri Payet indique qu’il a eu des désaccords avec eux, comme il en aura avec chaque entraîneur, tout en confirmant qu’il n’avait pas le caractère le plus facile à gérer. “Il faut savoir me prendre. Je ne suis pas quelqu’un de facile, même si j’ai l’impression qu’avec le temps je m’adoucis. Mais c’est vrai que j’ai un caractère assez fort et que ça a pu se tendre à certains moments.”

Retourner la situation

Dimitri Payet est également revenu sur la dernière saison très difficile du côté de la Canebière. En janvier dernier, les supporters avaient envahi le centre d’entraînement de l’OM en raison des résultats. Dimitri Payet était l’un des principaux joueurs visés. Mais plutôt que d’avoir peur, cette situation explosive l’a motivé.

“Ça fait partie de l’excitation de jouer à Marseille. À chaque fois, je me dis que je vais faire mentir les gens. C’est ce que j’ai dit aux supporters quand je les ai rencontrés quelques semaines après les incidents. Oui, je n’étais pas à mon niveau, mais je vous garantis que je travaille pour le retrouver. De toute façon, je ne sais pas faire dans la demi-mesure. Ou on m’aime ou on me déteste”, souligne-t-il.

Lorsque le journaliste de L’Équipe l’interroge sur sa relation difficile avec Florian Thauvin la saison passée, le Réunionnais répond un laconique : “Je n’y pense pas. Il est parti.”
Dimitri Payet est longuement revenu sur la décision de la commission de discipline après les incidents survenus lors de Nice-OM. Après avoir reçu une bouteille d’eau dans le dos, le Marseillais l’avait renvoyée dans les tribunes, ce qui avait provoqué une bagarre avec les supporters descendus sur la pelouse.

Pour cet acte, Dimitri Payet a écopé d’un match de suspension avec sursis. “En fait, au premier carton jaune, je serai suspendu un match. C’est un match ferme déguisé”, explique-t-il, amer. Car le joueur ne cache pas sa colère après la décision de la ligue. “J’étais touché quelques jours. Moi, je suis victime normalement. Et j’ai été jugé en tant que victime et coupable. Et ça, je ne l’ai pas digéré.”

En comparant ce qui se fait en Angleterre face à de telles situations, Dimitri Payet a mis en avant une complaisance de la Ligue avec la violence dans les stades. D’ailleurs, les multiples accidents qui ont suivi la décision de la ligue ont prouvé que le manque de sévérité a eu des conséquences sur tout le championnat. “Malheureusement, après ces décisions, je savais qu’on était parti sur du grand n’importe quoi et je ne me suis pas trompé. Les faits m’ont donné raison”, confirme le capitaine de l’OM.

Enfin, Dimitri Payet est revenu sur le choc du championnat face au PSG le week-end prochain. “Toutes les équipes sont prenables. Ils se sont renforcés et ont des objectifs élevés, mais nous aussi. Ce sera un match de Ligue des champions, on se battra avec nos armes, notre nouvelle façon de jouer”, promet-il.

Crédit photo OM

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Installé à la Réunion depuis 28 ans. Après avoir exercé onze ans comme journaliste au Quotidien de la Réunion, puis fondateur d’une agence photographique MozaikImages regroupant 95 auteurs dans l’océan Indien mais aussi au Japon et en Australie, Pierre Marchal a opté en 2005 pour une activité free lance lui permettant de se consacrer à son sujet de prédilection : l’être humain.

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