L’Euro 2022 en Angleterre s’arrête en demi-finales pour les joueuses de Corinne Diacre, battues mercredi soir (1-2) par l’Allemagne qui a pu compter sur le réalisme de l’inévitable Alexandra Popp.

Elles rêvaient de marquer encore un peu plus l’histoire. Dans le dernier carré d’un Championnat d’Europe pour la première fois, les Bleues ont buté mercredi à Milton Keynes sur l’Allemagne (1-2), qui visera, dimanche à Wembley face à l’Angleterre, hôte du tournoi, un neuvième sacre en autant de finales disputées. L’expérience et l’efficacité d’Alexandra Popp, auteure de ses 5ème et 6ème buts, a fait craquer les joueuses de Corinne Diacre, qui avaient pourtant affiché leur force mentale pour égaliser avant la mi-temps.sur une inspiration de Diani contrée par la gardienne allemande. Prochain rendez-vous à l’agenda de l’Équipe de France féminine ? Début septembre avec les derniers matches qualificatifs à la Coupe du monde 2023 pour lequel elle est d’ores et déjà qualifiée.

Quatre jours après la qualification face aux Pays-Bas (1-0 a.p.), l’Équipe de France se présentait avec le même onze de départ en demi-finales contre l’Allemagne. La sélectionneure Corinne Diacre a en effet reconduit son habituel 4-3-3 et misé sur la continuité. Pour leur première à ce niveau en Championnat d’Europe, les Bleues ont laissé la possession à des Allemandes qui ont dominé le premier acte et ouvert le score par l’inévitable Alexandra Popp (1-0, 40e), auteure du 100ème but de sa sélection en phase finale d’un Euro. Mais comme samedi dernier, les Bleues ont répondu sur le plan mental en réagissant au meilleur moment. Juste avant la mi-temps, Kadidiatou Diani prenait sa chance depuis l’extérieur de la surface et pouvait compter sur l’aide du poteau puis de la gardienne (1-1, 44e).

Au retour des vestiaires, Melvine Malard cédait sa place à Selma Bacha, qui avait marqué des points lors de son entrée en jeu contre les Néerlandaises. Objectif ? Jouer davantage dans la profondeur, insister et ne rien lâcher dans ce combat. La Lyonnaise s’est rapidement montrée dangereuse manquant le cadre (58e) avant de buter sur la portière allemande (63e) et de servir Wendie Renard pour une tête piquée détournée sur sa ligne par Frohms (64e) qui s’interposait aussi devant Diani (67e).

Le quart d’heure français était passé sans être parvenu à faire preuve de réalisme offensif. Contrairement à l’Allemagne qui concrétisait son temps fort avec le même binôme. Huth toujours dans le rôle de la passeuse trouvait la tête de Popp (2-1, 76e), qui devançait Mbock, malheureuse sur ce coup elle qui venait de détourner deux tentatives allemandes. Les Bleues ont tout donné jusqu’au bout (Bacha, 80e) sans parvenir à revenir.

Peyraud-Magnin a repoussé l’échéance
Elle n’avait pas eu beaucoup de travail lors du quart de finale contre les championnes d’Europe en titre mais ce fut une autre paire de manches à Milton Keynes. Face aux expérimentées Allemandes, Pauline Peyraud-Magnin – pour sa première demi-finale d’une compétition internationale – a tenu la maison bleue en première période. Si sa première intervention hors de sa surface dans les pieds de Magull a pu faire frémir (15e) et que ses adversaires ne l’ont pas ménagée en cherchant à la gêner (Popp, 16e), la gardienne tricolore a rapidement répondu au défi proposé. Lors d’un temps fort où les joueuses de Martina Voss-Tecklenburg enchaînaient les coups francs, elle a sorti une parade décisive sur la tentative d’Alexandra Popp (22e) rappelant l’arrêt réalisé lors de l’entrée en lice des Bleues contre l’Italie alors que le score était de 0-0 (5-1 au final, le 10 juillet). Sur l’ouverture du score, elle ne peut pas grand-chose, foudroyée à bout portant par la même Popp qui a bien joué le coup (1-0, 40e). Quatre minutes plus tard, sa rage sur l’égalisation disait tout de sa motivation. Un autre match commençait en seconde période. Malheureusement sur la seule véritable occasion adverse, Peyraud-Magnin s’inclinait une nouvelle fois devant Popp (2-1, 76e). Rageant.

Texte et photo FFF

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Installé à la Réunion depuis 28 ans. Après avoir exercé onze ans comme journaliste au Quotidien de la Réunion, puis fondateur d’une agence photographique MozaikImages regroupant 95 auteurs dans l’océan Indien mais aussi au Japon et en Australie, Pierre Marchal a opté en 2005 pour une activité free lance lui permettant de se consacrer à son sujet de prédilection : l’être humain.

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