Le Réunionnais Fred Robin, technicien de la Fédération est à Hawaii pour apporter ses conseils et ses services aux surfeurs français engagés sur le Haleïwa Challenger, dernier des quatre Challengers Series de la saison (26- nov – 7 décembre). Hira Teriinatoofa et Fred Robin font le point sur l’ambiance dans le “groupe” France et sur la première journée disputée vendredi, avant un possible redémarrage ce lundi matin dans le Pacifique.

Pro Juniors, QS, Challengers Series et CT. La Fédération continue sa mission auprès de tous les pros français engagés sur les différentes compétitions de la World Surf League. Dernière levée de la saison 2021, le Haleiwa Challenger vient conclure des mois d’efforts pour une dizaine d’entre eux. Dans l’antichambre de l’élite, certains jouent très gros avec le CT dans le viseur. La Direction Technique Nationale a ainsi dépêché deux techniciens à Hawaii : Frédéric Robin et Hira Teriinatoofa, tous deux entraîneurs contrat Préparation Olympique, eux-mêmes anciens surfeurs pros aux palmarès fournis.
« Tous savent qu’on est là pour eux, à tout moment »
Ils accompagnent sur place depuis une dizaine de jours déjà les tricolores qui le souhaitent avec un service de conseils, coaching et vidéo “à la carte” et “à la demande”. Robin était présent sur les trois autres CS (US Open, Portugal et Hossegor) alors que Teriinatoofa était lui à l’US Open et dernièrement aux Açores (QS 5.000). Pour la DTN, désormais lancée dans le projet olympique Paris-2024, le but est de contribuer à la performance de tous les athlètes français dans leur objectif de maintien (pour Michel Bourez) et d’accession au CT 2022.
« Notre mission est d’accompagner nos surfeurs français à performer. Certains ont leur propre coach, d’autres non, mais tous savent qu’on est là pour eux, à tout moment » explique Fred Robin. « On forme un binôme avec Fredo, ajoute Hira Teriinatoofa. On filme l’un ou l’autre les free surf ou la compétition. On se relaient pour les échanges avec les surfeurs. Les jours off, on recherche le bon spot pour les entraînements, qui servent à préparer la compétition à Haleïwa mais aussi à se préparer pour la saison prochaine. »

« Un des objectifs de la Fédération est de pouvoir regrouper tous les pros »
Ces moments de partage répétés depuis des mois et des années ont permis la constitution naturelle d’un véritable clan français sur les QS et Challenger Series. « C’est un des objectifs de la Fédération de pouvoir regrouper tous les pros en leur disant que nous sommes là pour les aider, commente Hira Teriinatoofa. Il y a une bonne énergie, une bonne ambiance. C’est positif pour le futur. » Ce groupe multi générationnel vit ainsi très bien, avec des surfeurs plus âgés que d’autres comme Michel Bourez (35 ans), et des plus jeunes comme Kauli Vaast (19 ans), lequel est d’ailleurs là avec sa jeune sœur Aelan et son petit frère Naiki.
« C’est important d’avoir cette unité, complète Fred Robin.On a un groupe Whats App sur lequel on échange tous, avec un partage de toutes les infos entre nous. » En poste depuis trois ans, Robin précise que « si cet accompagnement à la carte n’est pas récent, il se renforce encore avec l’arrivée de nouveaux surfeurs comme Kauli Vaast ou Mihimana Braye. »
« Hawaii a toujours été une compétition à part »
Après la première journée de compétition, vendredi, quatre tricolores sont malheureusement déjà sortis (Charly Martin, Gatien Delahaye, Mihimana Braye et Jorgann Couzinet) ; deux ont brillé (Charly Quivront et Kauli Vaast) ; quatre autres sont encore dans les starting blocks (Michel Bourez, Maxime Huscenot, Vahine Fierro et Pauline Ado). « Un Challenger Series, c’est dur. Ça peut même être bouillant dès le 1er tour, assure Fred Robin. Il y a eu des séries très serrées, c’est la compétition, ça ne se joue à rien. Des fois, c’est pour nous, des fois non. » Et le technicien français d’enchaîner : « Hawaii a toujours été une compétition à part. C’est en fin d’année, c’est la dernière chance de qualification. La pression est plus importante qu’ailleurs, forcément. »
Hira Teriinatoofa renchérit : « Même si chaque surfeur a un enjeu différent, Haleiwa apporte sa part de pression car c’est un évènement prestigieux. Certains sont encore en course, d’autres non. On les a tous vus, on a discuté avec eux. On a convenu de ce qui a été et de ce qui n’a pas marché. Ceux qui sont encore en lice savent ce qu’il faut faire sur cette vague particulière. On espère évidemment aller le plus loin possible avec tout le monde. »

Haleiwa ou les finales de Bourez, Florès, Lacomare, Duru, etc…
Spot des illusions perdues pour plusieurs Français dans un passé encore récent, Hawaii a toutefois bien souvent réussi aux tricolores : il y a eu les deux victoires de Michel Bourez (2008 et 2013), les finales de Jérémy Florès, Marc Lacomare, Joan Duru, Miky Picon… Des exemples qui doivent encourager ceux qui sont en quête de l’exploit et/ou de la quête du CT.
Mieux classé chez les messieurs pour prétendre à se maintenir dans l’élite, Michel Bourez (19e), finaliste à Hossegor le mois dernier, est un de ceux qui a le plus d’expérience à Haleïwa. « Je suis fier de lui car malgré sa blessure au genou, il fait la différence en free surf avec un niveau au-dessus de beaucoup d’autres,convient Hira Teriinatoofa. Je le sens bien. Il est dans le rythme. Maintenant, une compétition, c’est 30 minutes par série… »
« On prend vraiment du plaisir à voir les athlètes se donner autant »
Mathématiquement, Bourez (19e) mais aussi Maxime Huscenot (31e), Kauli Vaast (59e), Vahine Fierro (6e) et Pauline Ado (11e) peuvent tous prendre l’ascenseur pour le Championship Tour d’ici quelques jours. « Je les trouve assez sereins. Ils ont eu le temps de retrouver leurs sensations sur cette vague puissante et choisir les bonnes planches »apprécie Fred Robin. « En tout cas, c’est un partage très positif pour nous, conclut Hira Teriinatoofa. On prend vraiment du plaisir à voir les athlètes se donner autant pour réussir. »
En stand-by depuis samedi, la compétition pourrait reprendre ce lundi matin avec l’entrée d’une nouvelle houle (2m). Les organisateurs ont aussi un œil sur un gros swell prévu pour la fin de la waiting period avec des vagues très consistantes pour Haleiwa.

Texte et photos FFS

Les Français à Hawaii
Ils sont encore en lice
Charly Quivront (qualifié pour le 3e tour)
Kauli Vaast (qualifié pour le 2e tour)
Ils n’ont pas encore surfé
Maxime Huscenot (2e tour, série 11)
Michel Bourez (2e tour, série 16)
Pauline Ado (1er tour, série 1)
Vahine Fierro (2e tour, série 3)
Ils sont éliminés
Charly Martin, Gatien Delahaye, Mihimana Braye (1er tour)
Jorgann Couzinet (2e tour)

Comment se qualifier pour le CT
– A l’issue de la saison, le Top 12 messieurs et Top 6 dames des Challenger Series sont promus sur le CT.
– Le classement des Challenger Series se fait sur 3 résultats des saisons 2020 et 2021, à choisir entre le meilleur résultat 2020 (CS ou QS) et/ou ceux sur les quatre CS de cette année.
– Les tableaux des CS sont composés de la sorte : le Top 34 messieurs et du Top 17 dames du CT sont prioritaires ; 58 messieurs et 44 dames des sept régions QS (Europe, Asie, Afrique, Australie/Océanie, Hawaii/Tahiti, Amérique du nord, Amérique du sud) au minimum ; les champions du monde juniors garçons et filles ; et deux wild cards.

Challenger Series 2021
20 au 26 septembre : Vans US Open of Surfing, Huntington beach, USA
2 au 10 octobre : EDP Pro Ericeira, Portugal
16 au 24 octobre : Quiksilver Pro France, Hossegor, France
26 novembre – 7 décembre : Haleiwa Challenger Series, Hawaii

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